ONU : Les tortues de mer - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 18/05/2010 à 22h17 par Jacques.


ONU : LES TORTUES DE MER

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ONU : Les tortues de mer

Alors que Chandra descendait vers le rivage pour accéder à la mer, une poignée de gens sur le sable la regardait anxieuseument, espérant qu'elle pourrait échapper aux pêcheurs illégaux et atteindre des eaux sûres.

Quand bien même elle a disparu dans la baie du Bengal, Chandra n'était pas hors de contact. Une boite noire attachée à sa carapace transmettait des données qui sauveraient, c'était à l'espérer, l'une des espèces les plus vielles du monde.

Le voyage de Chandra fait partie d'une initiative unique en Inde, pour préserver l'espéce de « Olives Ridley », les tortues de mer en voie de disparition.

Les chercheurs espèrent résoudre le secret de la migration de ces tortues à plusieurs milliers de kilomètres dans les eaux internationales en les suivant par satelite.

La côte d'Orissa, un état oriental de l'Inde, est le plus grand lieu de ponte des tortues « Olive Ridley » au monde. Bien que des milliers de tortues fassent leur nid là-bas, nous en savons très peu sur leur habitudes migratoires et leur façon de se nourrir, ce qui est toute fois crucial pour les efforts de préservation.

Une équipe de chercheurs a récemment placé des instruments spéciaux sur Chandra, une tortue pondeuse, ainsi que sur trois autres tortues pour les suivre afin d'étudier leurs habitudes migratoires et leur façon de se nourrir en mer.

Les transmetteurs envoient un signal à un satellite chaque fois que les tortues font surface. Argos, un service de filature administré par CLS, en France récupére les données et les expédie aux chercheurs, qui retrace le chemin des tortues sur une carte.

La technologie telémétrique par satellite pourra bientôt servir pour collecter des données sur au moins trois autres espèces de tortues en Inde, les tortues vertes de mer, les « leatherbacks » et les « Hawksbill »..

Le cycle de vie des tortues est remarquable et compliqué : Les Loggerheads effectuent l'une des plus longues migrations, pour aller pondre , plus de 12000 kilomètres à travers l'Océan Pacifique.

Les Leatherbacks font partie des vertebrés qui plongent le plus profond dans les eaux, descendant jusqu'à 1300 mètres à la recherche de méduses. Plusieurs points, tels que les raisons et le mécanisme des migrations de masse, restent sans réponse.

Les partenaires du projet de recherche incluent le Service de la faune du Département de la forêt d'Orissa et de Dehradun, l'Institut pour la faune de l'Inde, et le Ministère de l'environnement et de la forêt (MoEF).

L'initiative fait parti d'un effort plus large de 10 états indiens pour renforcer la collecte des données et la collaboration sur la biologie et la sauvegarde des espèces marines en danger.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) apporte des fonds et le Service des pêches et de la faune des Etats-Unis fournit une expertise technique en télemétrie par satelite pour suivre les tortues, un pas majeur dans la coopération dans la baie du Bengal et l'océan Indien.

Dans l'océan Indien, il y a six espèces de tortues marines en voie de disparition à cause de l'utilisation de leur viande et de leurs oeufs, de la destruction de leurs nids et des sites de reproduction et de leur capture accidentelle lors de la pêche.

Une autre agence de l'ONU, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) administre la Convention sur les espèces migratoires (CMS) pour protéger les tortues en voie de disparition dans l'océan Indien .

Dans le cadre de l'effort global pour protéger la diversité biologique le PNUE administre aussi des plus grands accords de préservation au monde; la Convention sur le commerce international des espèces en voie de disparition de la faune et de la flore, CITES. Adopté en 1973, la Convention est entrée en vigeur deux ans plus tard

Plus de 150 gouvernements ont ratifié la convention qui offre diverses protections à plus de 35 000 espèces d'animaux et de plantes, selon leur condition dans la nature et l'effet que le commerce international peut avoir sur eux.

CITES interdit le commerce international des espèces menacées d'extinction, tel les guépards, les tigres, les grands singes, plusieurs espèces de tortues et d'oiseaux. Elle protège aussi d'autres espèces, qui ne sont pas menacées mais qui courrent des risques à moins que le commerce ne soit strictement régulé.

Source : www.angel-invest.us

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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