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On touche du bois pour l'avenir de la forêt - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 16/04/2011 à 19h23 par pam.

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On touche du bois pour l'avenir de la forêt

 

Énergie, matériau de construction, « puits » de carbone, biodiversité, lieu de promenade :elle est pleine de ressources et source d'inquiétudes.

Bilan de santé en cette Année de la forêt.

Entretien de Philippe Riou-Nivert, Ingénieur à l'Institut pour le développement forestier.

Comment se porte notre forêt ?

Les catastrophes sont de plus en plus importantes et de plus en plus raprochées.

La tempête de 1999 nous a fait perdre quatre ans de production, 170 millions de mètres cubes.

La sécheresse de 2003 a été moins spectaculaire, mais les phénomènes induits s'étalent sur des années.

Les inclans attaquent les bois affaiblis et se reportent ensuite sur les arbres vivants.

Et puis il y a eu 2009 : la tempête dans les Landes, 47 millions de mètres cubes par terre.

Deux « tempêtes du siècle » en dix ans, ça fait beaucoup.

Et les parasites ?

En plus des scolytes (inclan coléoptère), on a eu, l'an dernier, une attaque de chenilles processionnaires du pin, dans les Landes.

Effet de la mondialisation : le nématode du pin, un petit ver qui a ravagé les forêts de Chine, est arrivé au Portugal.

On ne va pas y échapper.

On craint le développement du capricorne asiatique, introduit il y a quelques années, et l'arrivée du « flétrissement américain du chêne », un champignon qui détruit les chênes.

 

 

Et le changement climatique ?

Le scénario optimiste des scientifiques du Giec, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, c'est un réchauffement de 2°C, voire 2,5 °C.

Quand on plante aujourd'hui, il faut prévoir ce qui va se passer dans cinquante ans.

Alors que rien n'est sûr.

Constatez-vous déjà des modifications ?

Les premiers signes sont positifs.

Avec l'augmentation de température et du CO2, en un siècle, l'accroissement a doublé.

Des hêtres de 50 ans font 4-5 mètres de plus en hauteur. Mais ça va basculer, à un moment donné, parce qu'il n'y aura plus assez d'eau.

Le hêtre, le chêne pédonculé, le sapin, l'épicéa, les peupliers manqueront d'eau.

Comment s'y préparer ?

Certains disent : les arbres ont une variabilité génétique très forte ; une sélection va se faire et il y aura une adaptation.

D'autres n'y croient pas, parce que cela va trop vite. Il faudrait plusieurs générations.

Si l'adaptation ne marche pas, il faudra planter d'autres essences. Si on introduit des essences, il faut qu'elles supportent la sécheresse dans cinquante ans, mais aussi le climat actuel.

Il n'y a pas beaucoup d'essences comme ça. Le cèdre, par exemple, pourrait faire la transition.

Des raisons d'être optimiste ?

Il va y avoir une demande plus forte de bois comme matériau de construction et pour l'énergie.

Ce qui pourrait faire monter les prix et redynamiser la filière.

Mais on a un problème structurel : l'industrie n'a pas une taille suffisante et la propriété forestière est trop morcelée.

On a du bois, mais on va l'acheter à l'étranger. C'est le deuxième poste de déficit de la balance commerciale.

 

Un article de Serge POIROT, publié par Ouest France

 

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Auteur : Serge POIROT

Source : www.ouest-france.fr

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