On peut encore les sauver (3/3) - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/08/2009 à 18h20 par Michel Walter.


ON PEUT ENCORE LES SAUVER (3/3)

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On peut encore les sauver (3/3)

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L'ÉLÉPHANT D'AFRIQUE

Si, depuis 1989 et l'interdiction du commerce international de l'ivoire, certaines populations d'éléphants d'Afrique sont parvenues à bien se stabiliser et à augmenter, d'autres, en revanche, restent menacées, notamment en Afrique australe et orientale. La détérioration et la disparition de leur habitat, liée à l'exploitation forestière incontrôlée, hypothèque désormais leur avenir immédiat. Par ailleurs, en raison de l'augmentation de la population africaine, la compétition entre ces grands pachydermes et l'homme est de plus en plus forte. Le changement climatique, enfin, et la sécheresse qui l'accompagne réduisent aussi ses stocks d'eau et de nourriture. Aujourd'hui, les experts du WWF sont persuadés que l'avenir des éléphants doit passer par le renforcement de leur mobilité, à travers la création d'aires protégées transfrontalières.

Les dauphins du Mékong meurent

Autrefois présents par centaines dans le bassin du Mékong qui sépare le Cambodge du Laos, les dauphins de l'Irrawaddy ne sont aujourd'hui plus qu'une poignée. Les pêcheurs ne sont plus les seuls à menacer de disparition ces dauphins d'eau douce. Les bateaux à moteur et les pesticides sont à ajouter à la liste des dangers qui pèsent sur ces mammifères, aux côtés des filets en nylon, de la pêche à l'explosif et des barrages qui perturbent leur écosystème. Les dernières estimations font état de 64 à 76 individus. Son cousin le dauphin du Yangzi est aujourd'hui presque éteint.

LE KANGOUROU

Si le kangourou gris et certaines espèces subsistent en grand nombre au point de pulluler libéralement, de nombreux kangourous de petite taille, comme le wallaby-lièvre roux, sont en voie de disparition, voire d'extinction. En Australie, sur 83 espèces, 9 ont disparu et 28 figurent sur la liste des espèces menacées. Victimes du rétrécissement marqué de leur habitat, de la compétition avec des espèces invasives, de la prédation et de la modification des régimes de feu, ces animaux souffrent aussi des conséquences du réchauffement climatique qui touche particulièrement l'Australie et la Nouvelle-Guinée. Un moratoire de chasse et une meilleure gestion des feux de forêts ne suffiront pas à sauver les kangourous. Seule une réduction significative des rejets de dioxyde de carbone pourra garantir leur survie.

LA TORTUE MARINE

Sur les sept espèces de tortues marines, cinq sont considérées comme menacées ou en voie de disparition par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UINC). Parmi celles-ci, la tortue imbriquée, la tortue luth et la tortue de Kemp sont les plus gravement touchées. Leur carapace, leurs oeufs, leur peau et leur graisse font l'objet d'un intense trafic international. De plus, des centaines d'entre elles sont victimes de captures accidentelles par les hameçons des longues lignes. Et leurs zones de nourrissage et de nidification se réduisent comme une peau de chagrin avec le développement anarchique des activités humaines sur le littoral. Le constat est tragique. Pourtant, si l'on parvient à mieux gérer et protéger les plages de nidification ainsi que la végétation côtière naturelle, le pire pourrait être évité. Mais le sauvetage des tortues devra passer également par la lutte contre le commerce illégal et la mortalité due aux pêches accessoires.

Menace sur le thon rouge de Méditerranée

D'après le WWF, «la population reproductrice de thon rouge disparaîtra en 2012 si les quotas de pêche actuels sont maintenus. Le thon rouge de Méditerranée est arrivé à un point de non-retour. Il est absurde et inexcusable d'ouvrir la saison alors que l'espèce est en voie de disparition». La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT), chargée de sa gestion au niveau mondial, a abaissé le quota de 28500tonnes en 2008 à 22000tonnes en 2009, un chiffre toutefois très supérieur à ce que demandaient les scientifiques pour préserver l'espèce (maximum 15000tonnes).

Le combat est-il déjà perdu?