On peut encore les sauver (2/3) - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/08/2009 à 18h16 par Michel Walter.


ON PEUT ENCORE LES SAUVER (2/3)

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On peut encore les sauver  (2/3)

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LE RÉCIF CORALLIEN

Plus encore que les autres espèces animales, les récifs coralliens du monde entier subissent déjà les effets du changement climatique. Pour de nombreux scientifiques, le phénomène de blanchiment qui frappe massivement les coraux est révélateur de la catastrophe. Il se produit, en effet, lorsque la température des eaux augmente et que l'algue symbiotique et nourricière des coraux (la zooxanthelle) est « expulsée ». Rien que dans la seule année 1998, 16 % des coraux mondiaux ont disparu et 80 % pourraient mourir d'ici à 2060.

Comment enrayer ce processus ? Il n'est sans doute pas trop tard pour sauver ces biotopes, mais le temps est compté. Une réduction des émissions de dioxyde de carbone étalée sur une décennie, la lutte contre la pollution, la modification des pratiques de pêche, qui pèsent sur la survie des fragiles espèces de poissons des récifs, et la constitution de zones marines protégées suffiraient à assurer l'avenir de ces irremplaçables pépinières océaniques.

En 2050 les requins auront-ils disparu?

Un tiers des requins océaniques, parmi lesquels le grand requin blanc et le requin-marteau, sont menacés d'extinction, en raison essentiellement de la surpêche. Sur 64 espèces de requins et de raies étudiées par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 32% sont menacées d'extinction. Pour les requins de haute mer, cette proportion passe à 52%. Quelque 100millions de requins sont pêchés chaque année, et de nombreuses espèces ont vu leur population décliner de plus de 80% au cours de la dernière décennie, selon le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). La solution: un moratoire sur la pêche. D'urgence.

LA BALEINE ET LE DAUPHIN

Les 86 espèces de cétacés, baleines, dauphins et marsouins, font face à de mul tiples menaces: surchasse, étran- glements dans les filets de pêche, pollution chimique et sonore, destruction de l'habitat dans les zones arctiques et antarctiques, acidifi cation des océans, surpêche et collisions avec des navires... Le WWF estime qu'environ mille cétacés périssent chaque jour accidentellement, soit des pertes annuelles de plus de 300000 individus, toutes espèces confondues. Les espèces d'eau douce (voir encadré p 34) ne sont pas épargnées. Bien au contraire.

Quelles solutions? En dehors de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et de la création de sanctuaires marins et fluviaux, la régulation de la surpêche, qui menace les écosystèmes et qui entraîne des «prises accessoires», pourrait contribuer à stopper le massacre.

L'ORANG-OUTAN

Autrefois, ces grands singes se trouvaient en grand nombre du sud de la Chine et des contreforts himalayens à l'île indonésienne de Java. Aujourd'hui, la déforestation massive, le braconnage et le commerce illégal leur ont porté un coup fatal. Moins de 80 000 orangs-outans survivent dans des conditions précaires. Au cours des dix dernières années, leur population a chuté de 30 à 50 %. A ce rythme, ce primate aura disparu dans cinquante ans. Le WWF s'est engagé notamment dans des actions de lutte contre la déforestation à Sumatra et à Bornéo. Mais, là encore, le futur demeure suspendu à la réduction des gaz à effet de serre issus de la déforestation.

LE MANCHOT

Vivants principalement dans l'Antarctique Sud, les populations de manchots sont actuellement en sursis. Sur 19 espèces, 11 sont déjà menacées d'extinction. Etroitement dépendants de la banquise, le manchot empereur et le manchot Adélie sont les premières victimes du réchauffement climatique. Les scientifiques estiment que, depuis 1983, certaines colonies ont été amputées de plus des deux tiers. La population de manchots pourrait rapidement être réduite de 75 % en Antarctique. Par ailleurs, ces oiseaux luttent de plus en plus pour trouver du krill, leur principale nourriture, elle-même en recul.

Quelles solutions pour tenter d'enrayer leur déclin ? D'après le WWF, encore une fois, seule une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre permettrait de maintenir l'élévation des températures sous la barre des 2 °C d'ici à 2042. Par ailleurs, la création d'un réseau de zones marines protégées couvrant au moins 10 % de leur habitat assurerait un avenir au fragile écosystème dont dépendent les manchots.

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