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Cette actualité a été publiée le 20/01/2012 à 10h13 par Tanka.


OGM : PAS DE "COEXISTENCE" POSSIBLE SANS CONTAMINATION !

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OGM : pas de "coexistence" possible sans contamination !

 
Le Haut Comité des biotechnologies comprend deux collèges. Le collège scientifique (CS) et le Collège Economique, Ethique et Social (CEES). Dans ce dernier, les représentants des associations écologistes et paysannes sont régulièrement l'objet d'attaques d'une rare violence et sont accusés de tous les maux.

Les partisans des OGM par contre, se permettent de transgresser régulièrement les règles. Ce rapport du Haut Comité des Biotechnologies sur la coexistence devait rester confidentiel jusqu'à la conférence de presse annonçant sa publication. Pourtant, il était sur le blog d'un membre du Comité Scientifique 15 jours avant [1]. Si la pratique de la "coexistence " des partisans des OGM au sein du HCB, préfigure la pratique de la coexistence entre OGM et cultures non-OGM, nous avons vraiment beaucoup, beaucoup de souci à nous faire !

Voici le communiqué commun des organisations écologistes, paysannes et d'apiculteurs.

Pour la première fois, une recommandation du Comité économique, éthique et social du HCB énonce certaines des questions essentielles posées par les OGM : le choix technologique risqué qu'ils imposent est-il réversible en cas de nécessité ? Les coûts engendrés par cette technologie pour la société dans son ensemble ne sont-ils pas supérieurs aux bénéfices privés promis à quelques-uns ? [2] Est-il acceptable que les OGM imposent des contraintes lourdes aux filières conventionnelles et sans OGM, qui pourraient parfois conduire à leur interdire de poursuivre leur activité ?

La composition du CEES, qui réunit à la fois des promoteurs des OGM et des représentants des secteurs qui seraient victimes de leur développement, ne lui permet pas d'apporter des réponses consensuelles. Elle ne lui a pas non plus permis de disposer des éléments nécessaires à une étude de la coexistence dans les filières de transformation et de distribution. Mais la présentation de la diversité des opinions permet au moins de ne plus éluder les questions posées.

L'avis du CS du HCB est très étonnant. Il élude d'abord la moitié de la loi française sur la coexistence. Il prend en compte la nécessité de fixer par arrêté des "conditions techniques notamment relatives aux distances entre cultures ou à leur isolement". Mais il oublie étrangement que cet arrêté n'exonère pas ceux qui cultivent, commercialisent ou utilisent des OGM de respecter "les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées "sans organismes génétiquement modifiés”.

Le CS refuse ensuite de fixer les distances demandées pour la culture du maïs. Il propose à la place un logiciel informatique destiné à planifier à l'avance le choix et l'emplacement des cultures, les distances qui les séparent, les dates de semis... Ces modélisations qui n'ont pas été validées par l'expérience sont totalement inapplicables par les agriculteurs qui doivent s'adapter aux caprices de la météo et à des périodes des semis toujours trop courtes. Contrairement au CS, le CEES considère que la fixation de distance par voie réglementaire est un préalable indispensable à leur éventuel ajustement par la négociation locale.

Pour faire baisser artificiellement les taux de contamination mesurés au champ, le CS propose d'en modifier le mode de calcul. Cette modification consiste à assimiler les plantes ogm contenant plusieurs transgènes à des plantes n'en contenant qu'un seul. Cette modalité de calcul est contraire à celle qui sera retenue lors de l'analyse des produits commercialisés, en effet chaque transgène sera alors comptabilisé. Les risques de dépassement des seuils légaux dans ces produits avec une impossibilité d'indemnisation des producteurs contaminés s'en trouveront accrus. Contrairement à l'avis du CS, le CEES préconise de ne pas modifier ce mode de calcul.

Alors que la culture de l'OGM MON 810 rend aujourd'hui le miel contaminé des apiculteurs espagnols invendable, le CS ne dit pas un seul mot de l'apiculture, faisant comme s'il ne s'agissait que de problèmes d'étiquetage. La coexistence qu'il propose consiste-t-elle à demander aux apiculteurs d'abandonner leurs activités dans toute zone de culture d'OGM pollinifère ou nectarifère alors que la loi demande au contraire aux OGM de respecter les filières conventionnelles et sans OGM ?
 

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Source : www.amisdelaterre.org