OGM : Le scandale du blé australien - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 28/07/2011 à 01h30 par Kannie.


OGM : LE SCANDALE DU BLÉ AUSTRALIEN

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OGM : Le scandale du blé australien

 

Titre initial :
OGM : Le scandale du blé australien
La biotechnologie fait main basse sur notre pain quotidien

 

Résumé en français du rapport Greenpeace « Australia's wheat scandal »

En octobre 2010, Greenpeace Australie/Pacifique publiait un rapport dénonçant les liens étroits entre les multinationales de biotechnologies et les entreprises contrôlant la filière du blé australien destiné à l'export. C'est sous l'influence de ces multinationales que l'Australie va devenir d'ici peu le premier pays au monde à commercialiser du blé génétiquement modifié.

Greenpeace révèle aujourd'hui que le lobby des biotechnologies est à l'origine des 9 parcelles d'essais plein champ de blé transgénique actuellement en cours dans les 5 états Australiens.

L'Australie est l'un des 5 premiers pays exportateurs de blé au monde.

Tous les gros producteurs mondiaux de blé ont jusqu'à aujourd'hui refusé le blé transgénique. En 2004, les agriculteurs d'Amérique du Nord se sont mobilisés pour empêcher la commercialisation du blé OGM. Selon la Commission Canadienne du Blé, les industriels ne pouvaient garantir que le blé conventionnel ne serait pas contaminé, incident qui aurait « virtuellement » coûté une perte de 3.5 milliards de $ à l'industrie du blé canadien.

C'est pour cette même raison, et parce que l'opinion publique est réticente à la mise sur le marché du blé OGM, que jusqu'à sa récente privatisation, la Commission Australienne du Blé était opposée à la commercialisation du blé transgénique.

Pourtant, 2015 verra le démarrage de la commercialisation de blé OGM en Australie.

Les précédents en matière de contamination des cultures conventionnelles par les OGM sont nombreux en Australie.

L'OGTR (organisme australien de contrôle des biotechnologies) minimise les faits, arguant qu'il y a moins de risque de contamination GM avec le blé (autogame) qu'avec le colza (allogame).

Greenpeace prétend que les essais en plein champ ne peuvent pas être totalement sécurisés. L'exemple le plus frappant est la contamination en 2006 des stocks de riz américains –qui a coûté 1.2 milliards de $ à l'industrie du riz : elle émanait d'un essai en plein champ mené par Bayer's Liberty Link.

Sur 29 incidents de contamination par des OGM recensés en Australie, la moitié sont dues à des essais « contrôlés » en plein champ.

Dans son rapport, Greenpeace, preuves à l'appui, dénonce les conflits d'intérêts à l'origine de la percée du blé OGM en Australie : le rapprochement des intérêts de la recherche agronomique, de l'industrie des biotechnologies, des groupes semenciers remettent aujourd'hui en question la capacité des agriculteurs, des scientifiques et des organismes de contrôle sanitaire d'avoir confiance aux résultats des tests sur le blé OGM prévus cette année.

Le gouvernement australien est bien conscient des risques encourus par la présence de blé OGM dans l'environnement : l'OGTR admet dans plusieurs publications relatives aux essais de blé GM en plein champ, qu'il existe des risques inhérents à la manipulation génétique du vivant.

Malgré cela, la réglementation en vigueur pour l'obtention d'autorisations de commercialisation de nouveaux OGM présente des lacunes graves : pas d'études sur les effets à long terme des OGM avant leur commercialisation, délivrance des autorisations basées uniquement sur des données fournies par l'industrie OGM.

CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation, agence nationale de recherche scientifique) a annoncé que l'essai de blé OGM en cours dans l'état de Canberra était destiné à des tests. CSIRO, en partenariat avec Limagrain prévoit des tests sur des rats et des porcs (28 jours), avant de passer à des tests sur l'homme (1 jour). CSIRO refuse de communiquer de plus amples détails sur ces tests, prétextant la confidentialité de ces recherches.

Greenpeace Australie demande au gouvernement :

1. De stopper les essais pleins champ de blé transgénique.

2. De mettre en place un comité indépendant qui guiderait le développement de la filière blé.

3. De refuser la dissémination du blé OGM, étant donné qu'il n'est pas possible de sécuriser les essais plein champ qui permettraient de faire la lumière sur la dangerosité potentielle du blé OGM pour l'environnement et l'homme.

4. De refuser les expériences de produits OGM sur l'homme.

5. De faire preuve de transparence dans l'utilisation de l'argent public pour la recherche et le développement agricole.

6. De ne pas financer de recherche sur les aliments "fonctionnels".

7. De soutenir le développement d'une agriculture durable en Australie.

 
Quelques informations complémentaires :

Production de blé dans le monde

Depuis une quarantaine d'années (1961-2005), cinq pays ou régions représentent les deux tiers de la production mondiale : Chine, ex-URSS, Inde, Etat-Unis

Ensuite : le Canada, la Turquie, l'Australie, le Pakistan et l'Argentine.

La consommation mondiale de blé a été multipliée par 4 en l'espace d'un demi-siècle passant ainsi de moins de 150 millions de tonnes consommées en 1946 à plus de 600 millions de tonnes en 2005.
 

Un article de Frédéric Guérin, publié par Mondialisation.ca

 

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Auteur : Frédéric Guérin

Source : mondialisation.ca