OGM et "mauvaises herbes" résistantes... - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 02/11/2010 à 21h08 par Tanka.


OGM ET "MAUVAISES HERBES" RÉSISTANTES...

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
OGM et "mauvaises herbes" résistantes...

... "Parce que je le vaux bien !"

Cette jolie plante est une mutante, un "OGM" naturel, et une "tueuse"... elle est le résultat d'une sélection naturelle non prévue reliée à la sélection "artificielle" par l'homme qui a créé des OGM résistants aux insecticides... Elle aussi mais elle s'est "faite toute seule" en somme ! Une autre version de "parce que je le vaux bien!"

EXPLICATION

Le glyphosate, principe actif du Roundup

Le principe actif du Roundup -le glyphosate- agit en inhibant -en empêchant l'expression- une enzyme nécessaire à la plante. Si par manipulation génétique on confère chez des plantes utiles -coton, soja, maïs.. - une résistance au glyphosate -c'est le principe de l'OGM- alors la pulvérisation de l'herbicide sur un champ est censée détruire toutes les ''mauvaises herbes'' sauf l'OGM. C'est dire l'importance du marché que représente les OGM et Roundup pour Monsanto, leader mondial.

Sauf qu'en pratiquant ainsi, au fil des pulvérisations successives, les mauvaises herbes aussi vont s'adapter, ''sélectionnant'' et développant (toutes seules !) des souches résistantes au glyphosphate! C'est le principe de la sélection naturelle.

On a là touché à un phénomène dangereux, le même que celui des bactéries et virus qui eux aussi s'adaptent aux antibiotiques, sélectionnant parmi leur population des résistants qui vont se multiplier et éliminer les non résistants : on aura ainsi créé des mutants redoutables que l'on ne pourra tuer par les antibiotiques connus.

Il faudra par conséquent créer d'autres antibiotiques qui eux mêmes -si on les emploie intensivement- vont aboutir à des résistants etc etc... A cette course, parfois c'est le virus qui gagne : ainsi les morts de bébés à la maternité de Port Royal il y a 30 ans, infectés par un virus qui résistait à tous les antibiotiques connus. Il en va de même dans les champs.

La résistance s'organise : l'amaranthe de Palmer

Une étude publiée par l'Académie des sciences américaine du 19 janvier [1] (Voir un aperçu de l'article) montre comment l'amaranthe de Palmer a développé une résistance au glyphosate. En 2009, elle occupait au moins 250 000 hectares, essentiellement dans les états de Géorgie, du Tenessee, de la Caroline du Nord, de la Caroline du Sud et de l'Arkansas.

Ce n'est que la conséquence très prévisible du principe de sélection darwinienne, l'application du glyphosate de manière exclusive sur des monocultures ayant sélectionné de souches résistantes chez les plantes indésirables. Cette résistance est confirmée chez 16 espèces.

Le mécanisme s'apparente à celui chez le moustique Culex face aux insecticides organophosphorés. L'amaranthe de Palmer a amplifié le gène responsable de la synthèse de l'enzyme visée par l'herbicide, c'est-à-dire en le recopiant en plusieurs exemplaires au sein de son génome -certaines souches présentent jusqu'à 160 copies du gène-... caractéristique évidemment héréditaire.

D'où, de l'aveu des auteurs y compris les chercheurs de Monsanto, une situation ''particulièrement problématique'' qui pourrait remettre en question la pertinence de la technologie Roundup Ready et plus largement celle de l'utilisation d'OGM.

Pour lire la suite de l'article, cliquer sur « Source ».

Devenez lanceur d'alertes

SOS-planete





Auteur : lydiana

Source : www.lepost.fr