OGM et farines animales : le grand retour... sur notre table - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 05/12/2011 à 09h30 par Tanka.


OGM ET FARINES ANIMALES : LE GRAND RETOUR... SUR NOTRE TABLE

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OGM et farines animales : le grand retour... sur notre table

 
Les Organismes Génétiquement Modifiés sont de nouveau sur le devant de la scène. Ainsi en a décidé le Conseil d'État le 28 novembre dernier, sonnant ainsi le retour en fanfare du semencier américain Monsanto et la mainmise de cet industriel sur le marché des semences. Pourtant le ministère de l'Agriculture s'était prononcé en faveur d'un moratoire sans pouvoir apporter, selon les juges du Conseil d'État, suffisamment de preuves de « l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement »...

S'il y a bien un domaine pourtant où le principe de précaution est en droit et devoir de s'appliquer, c'est bien ici. Car les conséquences de l'utilisation des semences Monsanto ont des effets irréversibles sur les cultures. Même un cultivateur qui n'emploie pas ce type de semences verra son champ contaminé par son voisin qui lui, a choisi les graines OGM. Il ne pourra plus se servir ensuite de ses propres semences pour ensemencer ses champs car la particularité de ces semences génétiquement modifiées est de devenir stérile dès la deuxième génération, l'obligeant à acheter un nouveau lot de semences.

Cela créé bien évidemment un état d'assujettissement total. Une situation que l'humanité n'avait jamais connue et qui prive les agriculteurs d'un droit pour beaucoup (les plus pauvres) vital. Elle les met à la merci d'industriels qui pourront dicter leurs lois (prix, conditions d'obtention...) aussi bien aux paysans qu'aux États en régnant de fait sur les ressources alimentaires de la planète. Car, il faut aussi prendre en compte le fait que les animaux d'élevage consomment et consommeront de plus en plus de produits issus de l'agriculture OGM, prolongeant cette dépendance et accumulant les effets cumulatifs sur la chaîne alimentaire dont nous sommes les derniers maillons.

Ainsi nos vaches et nos moutons, qui finissent leur vie dans nos assiettes, ne consomment plus seulement de l'herbe et du fourrage. Par un de ces raccourcis dont nos savants industriels de la viande bovine et ovine ont le secret, elles se sont toutes mises à manger des farines animales. On ne leur a pas demandé leur avis il est vrai. Sans notre intervention, elles auraient continué leur régime strictement végétarien sachant, pour rendre à la vache ce qui est au veau, que ce dernier est du genre lacto-végétarien...

Cela n'explique pas cela. Donner de la viande à un herbivore pour qu'il produise plus de viande, in fine de sous, c'est le comble du comble. Avec comme punition... divine, le dramatique épisode de « la vache folle ».

Une... mésaventure terrifiante qui ne semble pas avoir servi de leçon à nos décideurs. Après avoir interdit cette pratique pendant une dizaine d'années, le Conseil national de l'alimentation, le CNA, pourrait autoriser sa réintroduction partielle. Sous l'appellation « Protéines Animales Transformées », le PAT ne serait pas donné aux ruminants. Seuls les poissons, les porcs et les volailles... bénéficieraient des restes de ces carcasses d'animaux.

Sauf erreur de notre part, il y a bien eu assez récemment d'ailleurs, des épidémies de grippes porcines et aviaires qui font avec régularité, le bonheur des laboratoires pharmaceutiques et dont il semble établi qu'une des causes est en rapport avec la composition de l'alimentation des cochons et des poules... quant à l'élevage des poissons dans des fermes, il y aurait beaucoup à dire.

Pendant ce temps, Éva Joly candidate à la présidence de la République, s'énervait face au ministre de l'Énergie, Éric Besson – mais qui maintenant ne connaît pas Éric Besson ? Pour elle, la France ne respecte pas ses engagements dans le développement de l'énergie renouvelable. Sur les 20 % promis, nous n'en serions qu'à 10 %, une paille pour compenser la diminution de l'électricité produite par nos centrales nucléaires. « La France est la dernière de la classe », affirmait la candidate écologiste, rappelant que la Commission européenne venait de tancer notre pays à ce sujet.

Pendant ce temps, en Chine la vente des coupés Mercedes explose, l'Inde se félicite de sa croissance à plus ou moins 8 % l'an et que le printemps arabe met en place de nouvelles... démocraties islamiques. À l'aune de l'éternité, tout cela a-t-il un sens ?
 

Un article de Alain Dartigues, publié par Paris côte d'azur
 

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Source : pariscotedazur.fr