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Cette actualité a été publiée le 07/03/2011 à 13h55 par Mich.


OCÉANS : LE POUMON BLEU

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Océans : le poumon bleu

 

Les océans et les mers donnent son surnom à la Terre dont ils recouvrent 70% de la surface. Sur notre petite planète bleue, ils sont tel un bouillon de vie, un poumon à l'égal des forêts. Mais leur équilibre et les vies qu'ils abritent sont menacés, non sans conséquences directes pour les humains...

Océans : trésors de vie

La biodiversité des océans est exceptionnelle. On y distingue plusieurs écosystèmes marins, chacun doté d'une faune et d'une flore relativement spécifique. Les poissons des grands fonds par exemple, ne pourraient vivre ailleurs que dans ces conditions bien particulières de pression et d'obscurité.

Depuis le microplancton jusqu'aux baleines bleues, la vie y est présente sous de multiples formes, qui dépendent les unes des autres et participent à un équilibre à la fois local et global des plus fragiles... De nombreuses espèces restent à y découvrir et certaines ne le seront peut-être même jamais.

Un rôle crucial dans l'équilibre de la planète

Les océans occupent une place cruciale dans la régulation du climat, notamment par leur place dans le cycle de l'eau et par leur fonction de puits de carbone. Les eaux océaniques dissolvent le CO2 atmosphérique qui est ensuite absorbé par le phytoplancton. Le carbone se retrouve ainsi finalement stocké sous forme de matière organique sédimentaire.

Les trajets des courants d'eau chaude et froide sont également déterminants pour le climat, comme le Gulf Stream par exemple - courant continu d'eau chaude qui remonte de la Floride au Groenland - ou El Niño - courant chaud saisonnier dans le pacifique.

L'acidification des océans : un problème majeur

Une conséquence importante des activités humaines est l'augmentation du CO2 atmosphérique, mis en cause dans le réchauffement climatique. Or les océans, on l'a vu, absorbent et transforment ce carbone. Depuis 1800, on estime qu'un tiers des nos émissions ont été ainsi absorbées. Loin d'être salvateur, ce phénomène a pour conséquence l'acidification de l'eau de mer.

Son pH diminue, ce qui a des conséquences désastreuses pour tous les êtres vivants qui y vivent... notamment ceux dont la coquille est composée de calcaire, tels que les moules et les huîtres. Or ces dernières (comme d'autres espèces) jouent un rôle écologique important au sein de leur écosystème. Leur disparition en entraînerait donc de nombreuses autres par effet de cascade.

Surpêche : la mer vidée de ses vies

La disparition des espèces marines n'est malheureusement pas seulement une conséquence indirecte de l'activité humaine. La pêche industrielle, qui ratisse les fonds marins sans distinction, est aujourd'hui montrée du doigt comme à l'origine de la chute libre des populations de poissons.

Elle tue sans distinction à la fois des animaux d'espèces commerciales et de nombreux autres qui sont directement rejetés à l'eau (estimés à 20 millions de tonnes par an). Le thon rouge, qui a récemment occupé le haut de l'affiche est un bon exemple de ce que la seule gourmandise d'une population peut occasionner comme dégâts. Mais l'espadon, la raie, le requin en sont d'autres exemples...

 

 

Les océans considérés comme des poubelles

Pour les organismes qui peuplent les océans, la pêche n'est pourtant pas la seule menace. Ils doivent aussi faire face à des pollutions en tout genre. La mer est bien souvent prise pour un dépotoir et source de mille dangers pour ceux qui y habitent. Sacs plastiques et ballons dégonflés sont confondus avec des méduses par les cétacés qui meurent étouffés après les avoir ingérés.

On a aussi retrouvé des plaques d'immatriculation dans l'estomac de requins tigres. Et quand ça n'est pas une plateforme pétrolière qui explose, ou un dégazage en pleine mer qui répand son pétrole sur des kilomètres en asphyxiant la vie, ce sont directement les eaux usées et les effluents des élevages intensifs qui viennent se déverser directement dans les eaux côtières.

La conséquence de cette dernière pollution est bien connue en France : l'eutrophisation des eaux (c'est-à-dire l'excès d'éléments nutritifs) est entre autre responsable de l'envahissement des côtes bretonnes par les algues vertes.

Du bleu au rouge

Autre menace directe pour les animaux des océans : des pratiques plus ou moins traditionnelles aux conséquences désastreuses. Les massacres des baleines pour de pseudo recherches scientifiques, ou celui des dauphins au Japon ou encore des globicéphales dans les îles Féroé sont des exemples marquants de pratiques cruelles prenant l'océan pour théâtre.

Pour ces animaux d'une sensibilité exceptionnelle, comme pour ceux qui leur survivent, le traumatisme est véritable. Tandis que leurs populations déclinent et que les chercheurs multiplient les découvertes montrant leurs capacités cognitives hors du commun, d'autres s'acharnent à les mettre à mort, ou en prison...

Il est temps d'agir pour que notre planète reste bleue !

Non, les océans ne sont pas un puits sans fond où l'on peut dissimuler en toute impunité des déchets radioactifs, ou d'où l'on peut extraire sans limite pétrole, sable, ou minerais. Non ce ne sont pas des réservoirs de nourriture qui permettraient d'alimenter une population humaine à la croissance exponentielle.

Non, ce ne sont pas des aquariums géants où élever à grand renfort de farines à base de poissons sauvages et d'antibiotiques, des poissons d'élevage aux avantages très discutables... Non, ce ne sont évidemment pas ni des égouts, ni des décharges discrètes pour les poubelles débordantes des centres urbains...

Et non, ce ne sont pas non plus des autoroutes où l'on peut circuler intensivement sans conséquences ! Le peuple des océans a non seulement le droit d'exister, mais nous avons besoin de lui. Nous avons besoin de préserver – ou plutôt de rétablir – l'équilibre océanique et nous avons la responsabilité éthique, d'y protéger la vie, quelle qu'en soit la forme.

Agir

Pour que notre planète reste bleue, adoptez une attitude Owoc ! Vous pouvez notamment limiter votre consommation de poissons et de crustacés et choisir des espèces non menacées, mais aussi limiter votre consommation de viande dont la production contribue fortement à l'eutrophisation des eaux côtières. Pensez également à trier vos déchets et à privilégier des produits bio et locaux... Et bien sûr ne cautionnez pas les spectacles de dauphins !

 

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Auteur : One Voice/Le Post

Source : www.lepost.fr

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