Océans : la menace invisible - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 19/10/2010 à 21h12 par Fred.


OCÉANS : LA MENACE INVISIBLE

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Océans : la menace invisible

La pollution chimique des mers a plutôt tendance à décroître en Europe. Mais elle reste à un niveau élevé.

Pesticides, PCB (polychlorobiphényles), dioxine, mercure, plomb...

Les pollutions chimiques sont invisibles mais parmi les plus dangereuses.

Elles empruntent parfois des chemins détournés.

« À l'échelle des océans, 50 % des contaminants proviennent de rejets atmosphériques qui retombent en surface », explique Jean-François Chiffoleau, chef du laboratoire chimie des métaux à l'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) de Nantes.

« On retrouve ainsi du mercure et des hydrocarbures, transportés par les vents, chez les phoques du Groënland ».

En France, l'Ifremer dispose d'un réseau serré de mesures des pollutions chimiques.

Cent points de contrôle tout le long du littoral.

Avec des sentinelles infaillibles : les moules et les huîtres.

« Les contaminants y sont 100 000 fois plus concentrés que dans la colonne d'eau », poursuit le chercheur.

Remonter le temps

Alors quel est l'état de santé des eaux littorales ?

« La situation est loin d'être rose mais elle s'améliore ».

Stations d'épuration plus performantes, recyclage des piles et batteries, essence sans plomb...

À chaque fois, le bénéfice de ces décisions politiques ou industrielles a été clairement mesuré par les scientifiques.

Les données peuvent être complétées par des carottages.

Impossible à réaliser en Loire où les sédiments sont ballottés par les marées, les dragages et les chalutages, la technique vient d'être utilisée devant Marseille.

« Nous avons pu remonter le cours de l'histoire jusqu'avant l'ère industrielle et donc avoir un état zéro des lieux.
On lit clairement les effets des premiers essais nucléaires atmosphériques, le passage du nuage de Tchernobyl, la présence décroissante de l'argent avec l'arrivée de la photo numérique...
Comme ailleurs, le niveau de pollution reste élevé mais avec une tendance à l'amélioration ».

Le gros problème

L'heureuse tendance globale ne touche toutefois pas tous les contaminants.

Les produits pharmaceutiques « ne sont pas en diminution ».

Quant aux pesticides, ils restent « le gros problème du moment ».

« Ils sont faits pour détruire des plantes à terre, ils tuent aussi le phytoplancton, base de la chaîne alimentaire, en mer ».

Mais Jean-François Chiffoleau en convient : « Cultiver bio ça coûte cher ».

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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Source : econautisme.com