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Cette actualité a été publiée le 18/06/2010 à 21h59 par Tanka.


NUCLÉAIRE : NOUVELLE RÉUNION EXTRAORDINAIRE SUR ITER

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Nucléaire : nouvelle réunion extraordinaire sur Iter

Le conseil d'Iter réuni en Chine n'a pas réglé la question du financement du projet nucléaire international dont le budget a explosé. Un nouveau rendez-vous est fixé les 27 et 28 juillet pour régler les problèmes de financement européens.

Réuni à Suzhou, dans l'est de la Chine, le conseil d'Iter peine à surmonter les difficultés du projet. Le programme international qui prévoit la construction d'un réacteur à fusion thermonucléaire pourrait être de nouveau retardé par des difficultés de financement du côté européen.

Sept partenaires (l'Union européenne, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud,la Russie et les Etats-Unis) participent à ce projet qui vise à apporter une solution à la crise énergétique mondiale en reproduisant la production d'énergie au coeur du soleil.La fusion des noyaux d'hydrogènes permettrait d'apporter une énergie inépuisable, bon marché et propre car elle génère peu de déchets nucléaires, contrairement au mécanisme de fission nucléaire.

Si le conseil d'Iter a avalisé la nomination de son nouveau directeur, le physicien japonais Osamu Motojima, en remplacement de son compatriote Kaname Ikeda, les partenaires ne sont pas parvenus à trouver une réponse aux problèmes de financement du projet.

La contribution de l'Union européenne au projet Iter a en effet quasiment triplé depuis 2001: estimée dans un premier temps à 2,7 milliards d'euros (sur 5,9 milliards au total), elle s'élève désormais à 7,25 milliards. Une enveloppe européenne supplémentaire de 1,4 milliard d'euros pour 2012-2013 est désormais nécessaire.

Or, cette explosion du budget tombe très mal, alors que les finances des pays européens sont durement affectées par la crise économique et les récents plans d'austérité. L'Union européenne n'est pas parvenue à obtenir l'engagement financier des vingt-sept Etats membres jusqu'en 2040 pour assurer la viabilité du projet.

Des enjeux diplomatiques

Un proche du dossier a confié au quotidien Les Echos que le projet revêtait désormais une importance diplomatique: «à cause des enjeux en termes de sécurité de l'approvisionnement énergétique mondial, de lutte contre le changement climatique et d'investissement, son statut n'est plus seulement scientifique. C'est désormais un projet politique où le jeu de la diplomatie tient un rôle aussi important que le résultat des équations de recherche».

Le temps presse pour Bruxelles. Lassés des difficultés rencontrées, les Etats-Unis prévoient en effet de réduire de 40% leur contribution financière au projet. D'autres pays pourraient suivre l'exemple américain.

Le conseil d'Iter a donc décidé de se réunir «pour une réunion extraordinaire les 27 et 28 juillet» selon Bernard Bigot, représentant la France qui ajoute que le projet continue d'avancer et «sort de la première phase de conception pour rentrer dans la phase de construction, avec un accord désormais sur le calendrier de réalisation». «Il ne reste qu'une question, explique-t-il. Comment les Européens vont-ils s'organiser pour remplir leurs engagements et notamment couvrir la dépense nouvelle ?»

Cette nouvelle réunion aura lieu les 27 et 28 juillet sur le site provençal de Cadarache où sera construit le futur réacteur. Celui-ci devrait commencer à fonctionner en 2018 mais ne sera complètement opérationnel qu'en 2026.A condition toutefois que les Européens parviennent à se mettre d'accord pour financer le surcoût du projet.

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

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Auteur : Sophie Amsili

Source : www.lefigaro.fr

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