Nucléaire: Le Japon fait réfléchir le Nunavut - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/04/2011 à 22h34 par Jacques.


NUCLÉAIRE: LE JAPON FAIT RÉFLÉCHIR LE NUNAVUT

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BAKER LAKE, Nunavut - Le désastre de la centrale japonaise de Fukushima a des répercussions jusqu'au Nunavut où elle jette un éclairage nouveau sur les débats entourant la construction d'une mine d'uranium sur le territoire nordique.

Cela fait des années que les Nunavutois se demandent s'ils veulent une mine d'uranium sur leurs terres. Areva, le géant français du nucléaire, a d'ailleurs proposé d'installer une exploitation minière d'une valeur de 1,5 milliard $ à Kiggavik pour recueillir le métal radioactif. Mais les récents événements au Japon ont donné un autre tour aux discussions.

Selon Sandra Inutiq, membre du groupe anti-nucléaire Makitagunarningit basé à Iqaluit, tout le monde ne parle que de la catastrope en sol nippon, où le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du pays le 11 mars ont lourdement endommagé le complexe nucléaire de Fukushima.

Même son de cloche du côté de la première ministre nunavutoise, Eva Aariak, qui a déclaré que l'inquiétude de ses concitoyens augmentait à mesure que les nouvelles du Japon atteignaient le Nunavut. Voilà pourquoi la politicienne a décidé d'organiser trois forums sur la question un peu partout à travers le territoire.

C'est le compromis qu'elle a consenti à faire après que six communautés lui eurent demandé l'automne dernier de lancer une enquête publique sur la mine d'uranium.

Nunavut Tunngavik Incorporated (NTI), l'organisation qui s'occupe des revendications territoriales au Nunavut, étudie aussi la possibilité d'accorder son soutien, sous certaines conditions, à l'exploitation du métal radioactif.

Terry Audla, le directeur général de NTI, a reconnu que les gens évoquaient plus souvent le Japon lorsqu'ils posaient leurs questions durant les consultations publiques. Mais il a précisé que c'était surtout le groupe Makitagunarningit qui faisait le lien entre la situation là-bas et le Nunavut.

Il a indiqué que le NTI traitait l'uranium comme n'importe quelle autre ressource et qu'il n'approuverait son exploitation que si elle était sécuritaire, responsable sur le plan environnemental et profitable aux Inuits.

Malgré tout, l'impact de la crise nucléaire japonaise sur l'opinion des Nunavutois n'est peut-être pas aussi important qu'on pourrait le croire.

Lors d'un forum sur la question tenu dans la petite communauté nunavutoise de Baker Lake jeudi, il y avait autant de participants en faveur de la mine d'Areva que contre.

Ce partage presque égal entre partisans et détracteurs était le même l'an dernier dans les lettres envoyées au comité d'étude du ministère de l'Environnement du Nunavut.

Mais pour Sandra Inutiq, le désastre nippon aura au moins eu l'avantage de pousser ses concitoyens à exprimer leur crainte par rapport à l'uranium.

 

Un article publié par Métro Montréal

 

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Auteur : Rédaction journalmetro.com

Source : www.journalmetro.com