Nucléaire : Le grand Buzz de l'«effet Fukushima» inquiète toujours - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 03/12/2011 à 22h02 par Kannie.


NUCLÉAIRE : LE GRAND BUZZ DE L'«EFFET FUKUSHIMA» INQUIÈTE TOUJOURS

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Nucléaire : Le grand Buzz de l'«effet Fukushima» inquiète toujours

 

Les Français s'inquiètent pour le nucléaire... La filière aussi. Chronique d'un accident qui n'a pas fini d'étaler ses (radioactives) conséquences...

La première conséquence pour la France est financière : Areva est en difficulté. Dans le même temps, il est évident qu'on va manquer d'électricité et plus tôt que prévu, avec la décision Allemande. Le paradoxe : on va manquer de centrales...

Planifier la construction de centrales ne changera rien à l'affaire : c'est long à faire, surtout pour des EPR(s), alors que le temps des économies (et de la rigueur avec la crise) arrive.

La crise impacte Areva. Où trouver l'argent quant à l'Étranger on arrête le nucléaire ? De plus la déconstruction des centrales a été mal provisionnée. Car l'arrière-cour du nucléaire c'est cela : des économies passées sur la construction, la déconstruction, l'investissement, la maintenance, les coûts salariaux. Le Nucléaire rentable ? Oui, mais au prix de sacrifices sur la sécurité matérielle qu'il va falloir payer d'une façon ou d'une autre...

D'abord, dans la crise du nucléaire, c'est la sécurité qui est impactée : des arrêts de tranche (pour maintenance) de plus en plus court, imposant aux sous-traitants de prendre des risques (y compris pour leur santé) surtout en bâclant le travail.

La sécurité du nucléaire est incompatible avec la crise. Fukushima s'invite dans le bilan d'Areva à l'étranger. Pense-t-on sérieusement que la sécurité n'en fera pas encore plus les frais ?

Ensuite, et encore, le défaut des investissements passés (y compris la construction EPR) font que les coûts vont forcément faire exploser en définitive tôt ou tard les tarifs de l'électricité.

Le béton des enceintes de confinement ? Il fuit. Plus ou moins selon la qualité (pour cause de budget et d'ignorance, voire de négligence par anticipation aussi), ce qui fait que toute centrale rejette de la radioactivité. Sans parler de fissures qu'on essaie en vain de colmater (rustines) alors qu'il n'y a pas de différentiel de pression considérable.

Alors, en cas d'accident comme à Fukushima, il est facile de comprendre ce qu'une augmentation de pression interne pourrait faire comme rejet... Fukushima c'est par exemple plus de 30 000 km2 qui ont été contaminés au césium 134 et 137... Rien de grave au dire de la présidence... circulez, il n'y a rien à voir...

Les cuves ? On ne sait pas les démanteler, et les radiations les rendent poreuses au fil du temps à certaines particules. Sans parler des fissures.

Les équipements ? Certains sont comme la cuve, car trop radioactifs, d'autres subissent mal le défaut de maintenance bâclée inter-tranche.

Le combustible usagé ? Trop en entreposage en surface comme à la Hague (plus de 100 réacteurs) mais aussi dans chaque centrale.

Le Co2 ? Autant que les autres filaires en réalité, en comptant celui rejeté par l'extraction du minerai, du transport (pétrole), du traitement des déchets, de la maintenance, et non uniquement celui rejeté par le fonctionnement seul.

La sécurité est dépendante des aléas économiques (et politiques) et avec les investissements "oubliés" et on sait bien qu'elle va trinquer encore plus, surtout que les contrôles de sécurité restent... finalement des autocontrôles en bout de chaîne. On sait bien que l'État (par l'Irsn) n'a ni le personnel, ni les moyens de bien faire... On peut décréter les contrôles pour rassurer les peuples, mais on sait bien qu'ils ne seront pas correctement faits. L'essentiel étant de décharger l'État de toute responsabilité.
 


 

Alors, avec la hausse des matières premières et leur raréfaction (et il en faudra pour l'EPR d'autant plus), dont le pétrole (nécessaire pour toute la filaire, y compris pour maintenir en marche les générateurs en cas de panne réacteur ou autres arrêts vu que l'arrêt à froid est long), il y a de quoi s'inquiéter... C'est que rien qu'avec les grèves il pourrait y avoir un manque d'approvisionnement critique, autant pour l'électrique que le maintien à l'arrêt des centrales.

L'eau de refroidissement ? Mais avec le réchauffement climatique, elle va manquer, et donc les arrêts de centrale en été vont se multiplier. Sans parler d'aléas plus brutaux (montée des eaux) pouvant sérieusement poser problème à certaines centrales.

Les circuits de secours pour le refroidissement ? Déjà de lourdes pannes avec Fukushima en pire évitées à la Hague de justesse dans les années 80, et diverses autres "incidents" multiples pour des centrales. Or la situation de la maintenance, comme la vieillesse de certains équipements, ne fait qu'augmenter les risques.

EPR plus sûr ? Double coque (par exemple) comme pour le Titanic... mais les pannes s'invitent à l'improviste, là où on n'y avait pas pensé. Surtout EPR plus couteux (et plus complexe aussi), et donc moins rentable avec pour conséquence une énergie plus chère...

Pas de risque Zéro : donc il faut le prendre ? Sauf que le nucléaire est tout sauf une industrie comme les autres. Pour Fukushima, le lobbying pousse la présidence à affirmer que l'accident n'est qu'un Tsunami... Mais que fait-on des zones définitivement irradiées, des rizières inutilisables, des gènes altérés qui passent "le problème" à la descendance de la population ? Ne sont comptés que les morts immédiats, et encore en sous-évalué. Or, les conséquences sanitaires et économiques seront lourdes, en plus du Tsunami. C'est juste que les morts potentiels ne se voient pas encore, comme les radiations, faute d'étude.

Les emplois de la filière ? Mais ils sont déjà menacés de fait par l'«effet Fukushima». Menacés par les coûts à venir. Menacés par des accidents graves. La seule chance c'est pour les salariés de la filière (hors sous-traitance, car on s'en fout déjà en réalité dans les faits, et ils ne sont pas décomptés) de voir arriver une politique de reconversion, car il faut du temps pour la mettre en place, alors pourquoi retarder les échéances ?

L'alternative énergétique inutile ? Grâce au nucléaire ? C'est bon, RAS, on sait gérer... On n'arrête pas de dénigrer le renouvelable en "oubliant" de nombreuses alternatives dans la production directe comme dans le recyclage "productif", sans compter de faire des économies énergétiques y compris par une politique technologique appropriée et non en réduction pure de consommation comme on voudrait également le faire croire tel un autre épouvantail, derrière les emplois.

L'alternative est un panel très large, propre à prendre la relève...

 
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Pour lire la suite de ce raisonnement intéressant, du Libère Terre, publié par lepost.fr cliquer ICI

 


Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Auteur : Le libère terre

Source : www.lepost.fr

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  • Nucléaire