Nucléaire : Astrid, un joli nom pour une belle saloperie - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 02/04/2010 à 21h30 par Jacques.


NUCLÉAIRE : ASTRID, UN JOLI NOM POUR UNE BELLE SALOPERIE

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Nucléaire : Astrid, un joli nom pour une belle saloperie

Putaing ! Faut encore que ça tombe sur nous... Quoi ? Le réacteur nucléaire « expérimental » dit de 4ème génération. Not'bon député Jean-Marc Roubaud a écrit à Nicolas Sarkozy: « Le Gard rhodanien est le berceau du nucléaire civil, puisque c'est sur ce site de Marcoule, qu'a été produit le premier kw-h, explique le parlementaire au président.

De plus, les infrastructures actuelles de ce site sont particulièrement adaptées pour recevoir ce nouveau réacteur. En effet, Marcoule dispose de capacités foncières disponibles importantes et de capacités techniques majeures résultant de la présence du CEA, d'Areva et du réacteur expérimental Phénix..."

Phénix. Le voilà prêt à renaître de ses cendres celui-là. Le pionnier des réacteurs au plutonium, en fonctionnement à Marcoule depuis 1973, a été définitivement arrêté il y a un an, en mars 2009. Phénix, c'était le protoptype des surgénérateurs, le rêve de toutes les têtes d'oeufs de l'industrie nucléaire : la bête produit plus de combustible qu'elle n'en consomme, et fait de l'électricité ! Formidable non ? Mouais... Après l'enthousiasme des débuts, les surgénérateurs ont connu l'échec.

Le bide de Superphénix est encore dans les mémoires. Mais ils pourraient connaître un retour en grâce. Grace à... Astrid !

Astrid, c'est le joli nom donné au nouveau projet de réacteur de 4ème génération. Pour le Réseau "Sortir du nucléaire" le réacteur nucléaire dit de "4ème génération" ne serait qu'une pure invention publicitaire de l'industrie nucléaire. La supposée "génération 4", disent-ils, il s'agit en réalité du "recyclage" de vieux projets qui avaient été auparavant écartés par l'industrie nucléaire. Le réacteur de 4ème génération c'est le retour des surgénérateurs de type Super-Phénix...

Des années 60 aux années 80 le programme français reposait sur les réacteurs à eau pressurisée (REP) et un développement significatif des réacteurs à neutrons rapides (RNR) fonctionnant en mode surgénérateur. Il était envisagé qu'en l'an 2000 les RNR surgénérateurs représenteraient 30% du parc...(!?)

C'est la raison du développement civil du retraitement des combustibles REP avec la construction des usines du site Hague. A la différence des centrales nucléaires «conventionnelles», et à l'inverse de tout ce qui a été déclaré par la propagande officielle, les surgénérateurs peuvent, par accident, faire explosion à la façon d'une bombe atomique.

En effet, ils peuvent étre le siège d'une réaction en chaîne dite « surcritique prompte en neutrons rapides », particularité que seule la bombe atomique possède également. La variété d'explosion atomique dont un surgénérateur peut être le siège porte le nom rassurant d '« excursion nucléaire ».

Rappel : Super-Phénix (qui n'a jamais fonctionné correctement) comportait environ 35 tonnes de combustible nucléaire, dont 5 tonnes de plutonium, et les expériences d'excursion nucléaires n'ont jamais concerné que quelques kilogrammes de matière fissile.

Il est clair qu'étant donné l'extraordinaire toxicité radioactive des aérosols de plutonium, l'expulsion même partielle des 5 tonnes de plutonium de Super-Phénix dispersés ou volatilisés par l'excursion nucléaire constituerait une catastrophe sans précédent. Car 1/1 000 000 ème de gramme de plutonium inhalé suffit à provoquer un cancer et 8 kilos sont suffisant pour faire une bombe atomique de type Nagasaki.

Astrid, c'est Super-Phénix qui change de nom, d'aspect probablement mais avec une base technologique identique... Le principal inconvénient de cette filière provient du sodium, liquide qui s'enflamme au contact de l'air et de l'eau. On ne sait pas, à l'heure actuelle, éteindre un feu de quelques centaines de kilo de sodium ! (A titre indicatif, il y en a 6.000 tonnes dans Super-Phénix).

Voilà ce que l'on nous promet dans notre vallée du Rhône, ceci grâce à la « culture nucléaire » avec laquelle, depuis un demi-siècle les « marcoulins » enfument les populations locales.

Comment se fait-il que l'industrie nucléaire puisse se faire attribuer, sans que jamais l'avis de la population ne soit sollicité, des budgets toujours plus importants, en échange de belles promesses.

Population inactive aujourd'hui, radioactive demain...

Source : médiapart


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