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Cette actualité a été publiée le 18/12/2009 à 16h51 par Tanka.


NOUVELLE RÉUNION EN PETIT COMITÉ À COPENHAGUE SUR LE CLIMAT

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Nouvelle réunion en petit comité à Copenhague sur le climat

Information recueillie par Tanka

COPENHAGUE (Reuters) - Les dirigeants de 26 pays participant à la conférence de Copenhague sur le climat ont décidé de se retrouver vendredi à 8h00 (7h00 GMT), pour tenter de se mettre d'accord sur une déclaration politique.

Ces dirigeants représentant toutes les régions du monde et réunis jeudi en fin de soirée à l'initiative des présidents français et brésilien, ont confié à la présidence danoise de la conférence et à leurs "sherpas" le soin de rédiger ce texte dans la nuit, après plusieurs heures de discussions.

Outre Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva, ont notamment participé à cette réunion de crise la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Gordon Brown et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Etaient également représentés au plus haut niveau des pays comme l'Ethiopie, le Japon, l'Indonésie, l'Afrique du Sud, l'Espagne, la Suède, le Danemark, le Soudan, la Corée du Sud, le Japon, le Bangladesh, l'Arabie saoudite et les Maldives.

Le président russe Dmitri Medvedev a rejoint ces dirigeants peu après minuit et demi (23h30 GMT).

En revanche, les chefs des gouvernements indien et chinois, Manmohan Singh et Wen Jiabao, s'étaient fait représenter par des ministres. Selon une source française, le dirigeant chinois a estimé que l'invitation n'avait pas été faite dans les formes.

"Les choses progressent, pas suffisamment mais elles progressent", a cependant estimé la présidence française à l'issue de cette réunion. "La négociation commence à se nouer, alors qu'elle était totalement bloquée."

Malgré les réticences de l'Arabie saoudite et du représentant indien, l'opposition du Soudan et le manque d'enthousiasme de la Chine, le principe d'une déclaration politique chapeautant les deux textes actuellement sur la table des négociations a Copenhague a été retenu.

Le premier de ces deux textes prolonge à la demande des pays en développement le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique, qui concerne 38 pays industrialisés, à l'exception des Etats-Unis, qui ne l'ont pas ratifié.

Le deuxième est le projet rédigé par le Maltais Michael Zammit Cutajar, qui dirige les négociations des Nations unies sur les actions à long terme. Il vise à élargir ces efforts à l'ensemble des pays du monde.

"TRANSPARENCE"

Selon la délégation française, 91 passages de ce deuxième texte sont encore entre crochets, ce qui signifie qu'il ne font pas encore l'objet d'un accord.

L'adoption d'une déclaration politique "chapeau" permettrait de faire l'économie d'un laborieux processus d'amendement en faisant sauter ces crochets, estime-t-on de même source.

La France et le Brésil, soutenus, notamment, par les pays européens, souhaitent que ce "chapeau" reprenne l'objectif d'une limitation du réchauffement du climat à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle d'ici 2050 et ce que cela implique en termes de réduction des émissions de CO2.

Ils souhaitent aussi que soit mentionnée la mise en place d'une aide massive aux pays les plus pauvres - 10 milliards de dollars par an en 2010-2011-2012, puis 50 milliards de dollars par an d'ici 2015 et 100 milliards de dollars d'ici 2020.

Ce texte court, de trois ou quatre pages, devra aussi mentionner le principe de financements innovants pour cette aide, tout en restant assez flou pour ne pas hypothéquer la possibilité de cumuler taxation des mouvements financiers et taxe sur les transports maritimes et aériens.

Enfin, pour tenir compte de l'hostilité des dirigeants chinois à tout mécanisme de contrôle international qui porterait atteinte, à leurs yeux, à la souveraineté de la Chine, ce texte devrait développer la notion de "transparence".

Ce qui va aussi avec l'idée d'un organisme au service de cette transparence, sans aller dans l'immédiat jusqu'à celle d'une Organisation mondiale de l'environnement chère à Paris.

En confiant la responsabilité de ce texte au Danemark, les 26 ont réintroduit dans le jeu une présidence danoise qui a paru avoir perdu la maîtrise de la conférence ces derniers jours.

"Nous avons discuté sur les moyens de progresser et nous avons eu des entretiens très fructueux et constructifs pendant près de deux heures", a dit le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen.

Moins de deux heures après son arrivée dans la capitale danoise, Nicolas Sarkozy avait tapé du poing sur table, lors d'une intervention en séance plénière (lire ).

"Il faut changer de braquet (...) ou nous allons droit à la catastrophe", avait improvisé le président français.

Le président américain Barack Obama, attendu vendredi en début de matinée à Copenhague, doit rencontrer Dmitri Medvedev et Wen Jiabao en marge du sommet. Aucune rencontre bilatérale avec Nicolas Sarkozy ne semble prévue à ce stade.

par Pierre Sérisier

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