Nouvel indice de pauvreté, réfugiés climatiques, bilan carbone d'internet - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 05/10/2010 à 22h02 par Fred.

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Nouvel indice de pauvreté, réfugiés climatiques, bilan carbone d'internet

La planète compte 1,7 milliard de pauvres

Un nouvel indice de mesure de la pauvreté a été créé par l'université d'Oxford en collaboration avec plusieurs experts, dont ceux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Il se base sur dix indicateurs allant du taux de scolarité à la mortalité infantile, en passant par le degré de malnutrition, l'accès à l'électricité et la possession de quelques biens de consommation.

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Selon ce nouvel outil, les 104 pays étudiés compteraient 1,7 milliard de pauvres, dont plus de la moitié (51 %) se trouveraient en Asie du Sud et un peu plus du quart (28 %) en Afrique.

Ce chiffre de 1,7 milliard est supérieur au total de 1,3 milliard auquel on arrive avec l'habituelle mesure de la Banque mondiale, qui établit le seuil de pauvreté extrême à un revenu de 1,25 $US par jour.

Certains pays voient ainsi leur taux de pauvreté grimper brutalement, comme l'Éthiopie, qui passe de 39 à 90 %, et le Pakistan, qui passe de 23 à 51 %.

Le taux de pauvreté en Inde ne serait pas de 29 %, comme le disent les statistiques gouvernementales, ni de 42 %, comme le dit la Banque mondiale, mais de 55 %.

D'autres pays, au contraire, apparaissent sous un meilleur jour, comme la Tanzanie (de 89 à 65 %) et le Vietnam (de 22 à 14 %).

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Catastrophes naturelles : des phénomènes en augmentation et amplifiés par l'homme

Selon le Centre de recherche sur l'épidémiologie des désastres (CRED), les catastrophes naturelles ont été en augmentation au cours de la dernière décennie.

D'après l'ONU, en moyenne 211 millions de personnes sont directement touchées chaque année par les catastrophes naturelles, soit près de cinq fois le nombre des victimes de conflits.

Parmi ces phénomènes, les catastrophes climatiques sont les plus nombreuses et seraient en nette progression.

Aujourd'hui, environ 70 % des catastrophes naturelles sont liées au climat, près de deux fois plus qu'il y a 20 ans.

Il faut surtout noter que l'homme amplifie les effets des catastrophes naturelles par son travail sur l'environnement et la pression démographique.

La déforestation, la dégradation des sols, l'imperméabilisation ou la bétonisation amplifient les phénomènes d'inondation, de glissement de terrain, de coulées de boue.

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Selon les prévisions des Nations unies, «environ 150 millions de réfugiés du climat devraient être déplacés d'ici à 2050».

Mais pour Lester Brown, président du Earth Policy Institute, jusqu'à 634 millions de personnes pourraient être concernées si l'on prend en compte l'hypothèse de la fonte des calottes glaciaires et l'augmentation considérable du niveau de la mer qui s'en suivrait:

« 634 millions de personnes vivent le long des côtes à moins de 10 m au-dessus du niveau de la mer [...]. C'est une population considérable et très vulnérable, qui correspond à un huitième de la population mondiale. »

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Établir un statut juridique spécifique aux réfugiés climatiques est particulièrement difficile, puisqu'il faudra s'accorder sur une définition internationalement acceptée de la notion même de réfugiés environnementaux, puis identifier les différents types de migrations, qui peuvent être nationales ou transnationales.

Néanmoins, l'ampleur de ce phénomène, ainsi que son irréversibilité, nécessite dès à présent une coordination internationale.

L'inaction des États risque d'entraîner des conséquences bien plus importantes avec la menace de nouveaux conflits en vue d'accéder aux ressources naturelles devenues rares.

Le réchauffement des océans met en péril le plancton marin

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«Une gigantesque expérience environnementale est en train de commencer», explique à l'AFP Ron Kendall, directeur de l'Institute of Environmental and Human Health à l'université Texas Tech.

«Les fondations de l'écosystème sont déjà touchés», dit-il en faisant référence au plancton dont se nourrissent poissons et jeunes crevettes dans les marais du golfe du Mexique.

Plus de 2 600 oiseaux, mammifères et tortues morts ont été recensés, mais cela pourrait bien n'être que la partie émergé de l'iceberg : beaucoup des poissons et requins morts coulent au fond de l'eau et d'autres espèces risquent de s'éteindre plus tard.

Le scientifique craint un désastre à rebours.

Quel est le bilan carbone de l'Internet ?

Le bilan carbone de l'Internet peut être estimé à 300 millions de tonnes de CO2 par an, l'équivalent de deux allers-retours en avion Angleterre - États-Unis de tous les habitants du Royaume-Uni.

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Selon une étude spécifique au Royaume-Uni, le bilan carbone du secteur informatique sera amené à croître de 60% d'ici 2030.

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Source : www.humains-associes.org

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