Nouveau record de chaleur dans le monde en 2010 - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 28/01/2011 à 17h30 par Fred.

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Nouveau record de chaleur dans le monde en 2010



La France a grelotté en décembre, mais la surface de la banquise arctique n'a jamais été aussi réduite.

Les Français n'ont pas rêvé. Ils ont bien subi le mois de décembre 2010 le plus froid depuis quarante ans et, globalement, l'année la plus rigoureuse depuis vingt ans. Et pourtant.

Réintroduits dans la grande maquette planétaire, notre pays et quelques-uns de ses voisins européens également frigorifiés font figure d'exception.

Selon l'OMM (Organisation météorologique mondiale), 2010 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée.

En publiant ces données jeudi, l'organisation basée à Genève a toutefois souligné que ce record tient à une hausse de 0,01 °C par rapport à 2005 et de 0,02 °C par rapport à 1998, une différence qui, de fait, entre dans la marge d'erreur.

L'année écoulée n'en serait pas moins l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées.

Dans le détail, les températures en 2010 ont été de 0,53 °C plus élevées que les moyennes enregistrées entre 1961 et 1990.

Cette progression a été établie à partir des relevés collectés par le Meteorological Office (Grande-Bretagne) et deux organismes américains, le National Climatic Data Center et la Nasa.

Ils soulignent aussi que les dix dernières années (2001-2010) ont affiché une hausse de 0,2 °C par rapport à la décennie précédente (1991-2000).


Série d'événements extrêmes

Les records de froid enregistrés en Russie, dans certains États des États-Unis, en Europe de l'Ouest et du Nord avec des températures inférieures de 10 °C par rapport aux normales saisonnières dans certaines parties de la Suède ou de la Norvège ont donc été largement compensées par des excès de chaleur ailleurs.

L'Afrique, le Sud-Ouest asiatique et surtout l'Est canadien et le Groenland ont connu des hausses totalement anormales du thermomètre.

«La surface de la banquise arctique n'a jamais été aussi faible qu'en 2010. Elle a perdu 1,35 million de kilomètres carrés par rapport aux mois de décembre des années 1979-2000», précise encore l'OMM, soit l'équivalent d'un peu plus de deux fois la superficie de la France.

Les différences de températures de l'année passée sont également liées aux grands événements météorologiques.

«L'année a commencé avec un régime El Niño qui a un effet réchauffant. Mais il a été remplacé par un très fort régime la Niña - le plus important depuis trente ans - qui au contraire refroidit le climat», souligne de son côté le Met Office.

Une poursuite de la Niña pourrait d'ailleurs jouer un rôle de climatiseur en 2011.

Enfin l'OMM rappelle que l'année 2010 a été marquée par une série d'événements extrêmes allant de la canicule en Russie aux inondations du Pakistan.

Et cela semble se poursuivre en 2011.

Le Sri Lanka et les Philippines ont connu des inondations majeures tout comme le Brésil et une partie de l'Australie.

Faute d'un recul suffisant, les climatologues se refusent à lier ces événements au changement climatique.

Une inondation comme celle qui affecte l'Australie a déjà été recensée en 1955 et 1974. En revanche, les records de températures pour 2010 ne sont pas une surprise.

«Cela va dans le sens de ce à quoi on s'attend», rappelle le climatologue et membre de l'académie des sciences Hervé Le Treut.

«Ils confirment une tendance significative au réchauffement à long terme de la planète », ajoutait jeudi Michel Jarraud, le secrétaire général de l'OMM.


 
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Auteur : Marielle Court

Source : www.lefigaro.fr

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