Nouveau rapport de Greenpeace Dirty: How the tar sands are fueling the global climate crisis - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 14/09/2009 à 17h25 par Tanka.


NOUVEAU RAPPORT DE GREENPEACE DIRTY: HOW THE TAR SANDS ARE FUELING THE GLOBAL CLIMATE CRISIS

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Nouveau rapport de Greenpeace Dirty: How the tar sands are fueling the global climate crisis

Information recueillie par Tanka.

Résumé :

Commandé par Greenpeace Canada, Dirty: How the tar sands are fueling the global climate crisis est un rapport de 44 pages qui met en lumière le lien entre les demandes internationales du pétrole sale extrait des sables bitumineux de l'Alberta et les impacts négatifs majeurs sur l'environnement dans le contexte de la lutte mondiale aux changements climatiques.

Les sables bitumineux, qu'est-ce que c'est?

Enfouie sous la forêt boréale, dans le Nord de l'Alberta, se trouve une source de pétrole que l'on appelle les sables bitumineux. Le bitume extrait des sables produit un pétrole « sale » parce qu'il s'avère l'un des plus polluants de la planète en matière d'émissions de carbone. Les gisements de sables bitumineux sont dispersés sur plus de 138 000 kilomètres carrés de territoire (une superficie de la taille de la Floride) qui comprend 4,3 millions d'hectares de forêt boréale. Chaque jour, 1,3 million de barils de pétrole lourds par jour sont extraits des sables bitumineux en Alberta.

Les grandes lignes du rapport

1. Les sables bitumineux de l'Alberta représentent le plus important projet d'investissement mondial actuel et marque la fin du pétrole à bas prix.

2. La production accélérée de carburants non conventionnels très coûteux, à émissions de carbone élevées, va entraîner un déséquilibre du climat planétaire et de l'économie mondiale.

3. Les exportations d'énergie vers les États-Unis et l'exploitation des sables bitumineux ont fait du Canada l'un des pays industrialisés les plus énergivores et les plus carbo-intensifs du monde. Les émissions de GES par habitant du Canada sont parmi les plus élevées de la planète.

4. Le pétrole des sables bitumineux représente 13 % des importations de pétrole brut des États-Unis, le plus grand consommateur de pétrole au monde, et cette proportion pourrait augmenter jusqu'à 37 %.

5. La Chine, le deuxième plus grand consommateur de pétrole mondial, a proposé une alliance stratégique au Canada visant à transporter ce pétrole sale par super pétrolier vers les raffineries asiatiques.

6. En 2020, l'industrie émettra plus de GES que des pays comme l'Autriche, le Portugal, l'Irlande ou le Danemark. À elle seule, elle pourrait même égaler ou surpasser les émissions d'un pays de 10 millions d'habitants comme la Belgique.

7. À ce jour, les émissions provenant des sables bitumineux excèdent celles de plusieurs pays européens, notamment l'Estonie et la Lituanie. Les émissions dégagées par deux grands sites dépassent celles de Chypre et de Malte.

8. Dans le cas des sables bitumineux, le gouvernement du Canada ne fournit pas de données claires et complètes sur les émissions de GES pour l'ensemble du cycle de vie. La plupart des rapports ne tiennent pas compte des effets de la destruction des tourbières (des puits de carbone) ni de la dévastation causée par les forages gaziers (le gaz est le principal carburant utilisé pour produire le pétrole des sables bitumineux).

9. L'apport énergétique est extrêmement élevé pour produire du pétrole à partir des sables bitumineux. Par conséquent, ce pétrole laisse une empreinte carbonique plus marquée que tout autre produit pétrolier sur le marché. Les sites les plus polluants consomment d'énormes quantités de gaz naturel pour créer la vapeur qui sert à liquéfier et extraire le bitume contenu dans le sol. Dans certains cas, le pétrole des sables bitumineux est désormais 10 fois plus « sale » que le pétrole de la Mer du Nord.

10. Le pétrole des sables bitumineux cannibalise la production de gaz naturel du Canada, à hauteur de près de 20 % de la demande annuelle. Pour remplacer cette utilisation du gaz contraire aux principes du développement durable, certains organismes ont proposé de construire jusqu'à 25 réacteurs nucléaires d'ici 2025 pour extraire le bitume.

11. Au même titre que plusieurs autres pétrolières européennes, Royal Dutch Shell a misé tout son avenir sur l'exploitation des sables bitumineux. Shell risque ainsi de devenir l'entreprise la plus carbo-intensive de la planète.

12. Plusieurs organismes et lobbyistes américains présentent le Canada et son manque de réglementation comme un modèle mondial pour l'exploitation de combustibles à émissions de carbone élevées comme les schistes bitumineux.

13. À court terme, on ne pourra pas réduire de façon significative les émissions des sables bitumineux avec des technologies compensatoires et à l'efficacité incertaine, comme le captage et le stockage du carbone (CSC). En fait, on ne peut résoudre ni la crise du pétrole ni la crise du carbone – les deux facettes d'un même problème – en injectant encore plus d'énergie.

14. La croissance rapide de l'exploitation pétrolière non conventionnelle et carbo-intensive pourrait « faire basculer la balance vers des changements climatiques dangereux et incontrôlables ».

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