Nous vivons sous une dictature des marchés - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 16/11/2011 à 00h37 par Mich.


NOUS VIVONS SOUS UNE DICTATURE DES MARCHÉS

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Nous vivons sous une dictature des marchés

 

La mise en place en Grèce et en Italie de gouvernements «techniques» fait-elle courir un risque de démocratie en Europe ? Gustave Massiah, économiste et membre du Conseil international du Forum social mondial, auteur de «Une stratégie altermondialiste» (La Découverte) a répondu à vos questions.

Marthe. Les marchés et les banques font-elles désormais la loi ?

Gustave Massiah. Oui, elles le font, depuis 1980, et cela s'est accentué jusqu'à aujourd'hui. Cela correspond à la logique de la nouvelle phase de la mondialisation capitaliste. Celle que nous appelons le «néolibéralisme», c'est-à-dire la prédominance du capitalisme financier. Cette logique consiste à imposer la rationalité des marchés mondiaux, et des capitaux, à l'économie mondiale, et à chacune des sociétés.

 

 

Jean-Marie. C'est une question peut-être un peu technique, mais j'aimerais comprendre pourquoi les marchés continuent à faire la grimace alors que les nouveaux représentants des gouvernements grecs et italiens ont changé ? Ça ne leur suffit pas ? Que veulent-ils ?

Il y a deux éléments de réponse à votre question. La première, c'est qu'ils ne font pas suffisamment confiance aux nouveaux arrivants, parce qu'ils ont peur qu'ils ne soient pas en mesure d'appliquer les plans d'austérité qui ont été définis, compte tenu de la contestation sociale.

D'autre part, ils sont inquiets parce qu'ils se rendent bien compte que le système néolibéral s'est épuisé, et que la crise du néolibéralisme est structurelle.

Al Erte. Si on observe le besoin de financement des Etats, ne peut-on pas dire que c'est la démocratie (représentative) qui s'est rendue dépendante, non pas des marchés (expression vide de sens), mais des prêteurs, des créanciers ?

Nous assistons d'une part, au fait que la démocratie représentative est une forme nécessaire de la démocratie, mais qu'elle n'est manifestement pas une forme suffisante, d'autant que l'oligarchie financière contrôle une partie des classes politiques.

 

 

Ximo. Y a-t'il d'autres moyens de résistance aux dictatures des marchés que les mouvements de type «indignés» ?

Oui, bien sûr. Il y a l'ensemble des mouvements sociaux et citoyens, qui sont des mouvements de résistance par rapport à la suprématie des marchés financiers. Toute la question qui est posée aujourd'hui, c'est celle de la convergence entre les mouvements sociaux et citoyens traditionnels, et les nouvelles formes de mouvements sociaux, comme celles des «Indignés» et des révolutions arabes.

(...)

 

Pour lire la suite, cliquer ICI

 

Un tchat de liberation.fr

 

 

Notre Association défend les droits de l'Homme et de toutes les espèces vivantes. Elle est APOLITIQUE !

 

Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 

Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 





Auteur : liberation.fr

Source : www.liberation.fr