Nous sommes déjà des hommes bioniques ! 2/2 - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 31/07/2011 à 23h58 par Tanka.


NOUS SOMMES DÉJÀ DES HOMMES BIONIQUES ! 2/2

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Nous sommes déjà des hommes bioniques ! 2/2

 
Début de l'article

 

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L'homme accèdera-t-il un jour à l'immortalité comme le suggère votre livre « L'immortalité est pour demain » ?

Les progrès de la médecine contemporaine permettent de prévoir qu'un enfant sur deux qui nait aujourd'hui en France sera centenaire. Au cours des prochaines décennies, les avancées extraordinaires des thérapies ciblées et des « molécules intelligentes » en cancérologie, l'utilisation des cellules souches embryonnaires dans le cadre des maladies neuro-dégénératives, le développement des bionano-technologies et les progrès constants de l'imagerie devraient permettre d'envisager - dans les pays développés - qu'un nombre croissant de personnes atteigne l'âge de 120 ans. Mais il s'agira alors d'un plafond indépassable puisque l'homme est génétiquement programmé pour vivre jusqu'à cet âge, au même titre que la tortue des Galapagos l'est pour vivre jusqu'à 100 ans.

Depuis plus de vingt ans, des milliers de chercheurs dans le monde tentent précisément de modifier ce programme génétique et travaillent sur les gènes qui interviennent dans le vieillissement. Les expériences menées sur des vers, des mouches, des souris et des chiens ont permis de doubler la durée de vie de ces animaux. En dépit de la complexité des gènes qui possèdent plusieurs fonctions, il ne fait aucun doute que les chercheurs parviendront, grâce au développement de la biologie de synthèse, à prolonger la vie humaine jusqu'à 200 ans ou plus.
 

 
Quant à l'immortalité, elle est pour demain au sens biblique du terme (mille ans, peut-être) et elle me paraît certaine puisque les outils existent (génomique, biologie de synthèse...). Mais, surtout, les modèles animaux existent dans la nature puisque les hydres et certaines bactéries sont immortelles. Dans ces conditions, rien ne s'oppose, en théorie, à la possibilité de transférer des biobricks issus de l'ADN de ces organismes immortels dans le génome humain.

La question de fond sera alors de savoir ce que les hommes feront de cette immortalité « qui est longue, surtout à la fin », comme le soulignait Woody Allen.

Ira-t-on vers l'homme bionique ?

L'homme bionique est déjà parmi nous ! Des dizaines de milliers de personnes sont porteuses d'un pace maker , et des milliers de malades parkinsoniens se promènent avec deux électrodes implantées dans leur cerveau connectées à un neuro-stimulateur fixé sous la peau du thorax .Certains patients peuvent même cumuler ces deux dispositifs !

Les coeurs, les jambes, les bras, les mains artificiels, les interfaces cerveau-ordinateur qui permettent aux tétraplégiques de commander un ordinateur à partir de l'activité de leur cerveau, tout cela constituera un progrès extraordinaire lorsque ces techniques seront accessibles à un grand nombre de personnes. Cet aspect de la bionique, qui consiste à prolonger le corps humain par des systèmes reliés aux neurones et commandés par le cerveau, ne peut être accueilli qu'avec enthousiasme.

Il n'en va pas de même de la bionique qui part d'un robot relié au cerveau d'un animal et autres recherches sur les systèmes hybrides et les cyborgs. On peut s'indigner, s'insurger... c'est trop tard : aucune avancée scientifique ni technologique n'a jamais été interrompue par quelque institution que ce soit.
 

 
Jusqu'où les inventions vont-elles aller ?

Cette question est au coeur d'un concept qui commence à s'imposer dans la communauté scientifique internationale : la singularité. Le point de départ est bien connu des physiciens : la singularité est le moment où l'on ne peut plus décrire un phénomène parce que l'une de ses variables devient infinie.

En transposant la loi de Moore (la puissance de calcul des ordinateurs double tous les 18 mois), Vinge a défini la « singularité technologique » comme le moment où l'évolution exponentielle de la technologie atteindra un point au delà duquel il ne nous sera plus possible de la maîtriser. A partir de ce point de rupture, tout devient possible.

Kurzweil a même imaginé que l'on pourrait transférer notre conscience dans des ordinateurs !

Pour tous les adeptes de cette théorie, une seule chose est certaine: entre 2020 et 2035, l'homme aura créé une intelligence supérieure à la sienne.

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle.
 

Un article de Philippe Lesaffre, publié par Atlantico
 

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Auteur : Philippe Lesaffre

Source : www.atlantico.fr