Nature & Homme - La détresse de Nicolas Hulot: ENSEMBLE, on changerait le monde (flash vidéo d'1 mn)

Nourrir 9 milliards d'humains (audio) - Demain l'Homme

Accueil

Cette actualité a été publiée le 27/02/2012 à 20h28 par Kannie.

SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager par mail
Nourrir 9 milliards d'humains (audio)

 

Jusqu'à présent, les progrès de l'agriculture ont permis de faire face à l'envolée démographique. Malgré Malthus. Mais l'intensification de l'agriculture dans les pays exportateurs a abimé les sols ; l'étalement urbain et l'épuisement des ressources en eau peuvent faire douter de la capacité de la planète à nourrir, en 2050, les 9 milliards d'humains qu'elle comptera.

L'équation est simple : puisque nous allons passer d'environ 6 milliards d'habitants en l'an 2000 à 9 milliards en 2050 et que nous voulons mettre un terme aux famines, il nous faut doubler la production agricole mondiale en un demi-siècle.

Après tout, cet exploit, nous l'avons déjà réalisé : entre 1960 et 2000 aussi, l'humanité a doublé sur la planète et cependant, l'alimentation moyenne de ces 6 milliards d'êtres humains s'est améliorée durant ces quarante années.

Comment ? Grâce au perfectionnement des techniques agricoles, à l'élévation constante et spectaculaire des rendements. Il n'y a qu'à renouveler l'exploit, à passer à un système plus intensif, comme les communautés humaines l'ont toujours fait dans le passé.

C'est ce qu'a établi l'économiste danoise Ester Boserup dans Évolution agraire et pression démographique, en 1970. Elle y réfutait Malthus, en démontrant que les humains ont toujours réagi à la croissance démographique de leurs communautés par une intensification des cultures, un perfectionnement des techniques agraires.

Si les Européens ont appris à s'affranchir des aléas du climat au cours des XVIII° et XIX° siècles, c'est parce qu'ils ont inventé la charrue métallique, la faucheuse à barre latérale, la spécialisation des territoires et perfectionné la sélection des espèces.

Après la guerre, l'Europe était incapable de se nourrir et importait considérablement. Dès les années 60, elle avait retrouvé le niveau de l'auto-suffisance et, depuis les années 70, elle est devenue une grande puissance agricole exportatrice, comme les Etats-Unis, l'Argentine ou l'Australie.

Sauf que d'après de nombreux spécialistes, en l'état actuel des choses, cela n'est plus possible. L'optimisme d'Ester Boserup a fait place au pessimisme de Frédéric Lemaître (Demain, la faim !) et au vôtre, Daniel Nahon.

 


 

En Europe et Amérique du Nord, les deux régions du monde les plus exportatrices de produits agro-alimentaires, les rendements ont cessé de progresser ; ils stagnent.

A force de retourner les sols, on les a épuisés, dites-vous. Une irrigation pratiquée sans discernement, parfois en plein soleil, et avec des pertes considérables durant le transport de l'eau, a entraîné une dégradation substantielle des rivières et des nappes phréatiques y compris dans les pays bien arrosés comme le nôtre. Les terres arables disparaissent pour cause d'urbanisation.

Dans les pays du Sud, Amérique latine et Afrique où la FAO situe l'essentiel des terres cultivables non exploitées, on a réagi soit en adoptant des techniques plus intensives –comme les rizicultures en Asie-, soit en augmentant les surfaces cultivées, comme en Afrique et en Amérique latine, mais c'est au détriment des forêts, poumons verts de notre climat.

Vous plaidez contre les labours de plus en plus profonds qui abiment les sols, contre l'étalement urbain qui nous prive de terres cultivables.

Vous vous prononcez pour la recherche de plantes génétiquement modifiées (OGM), capables de mieux résister à la sécheresse et aux maladies, pour une utilisation plus précautionneuse des engrais chimiques (dont la France est le 3° consommateur mondial).

 


 

Enfin, vous montrez que le climat actuel n'est certainement pas le plus chaud que nous ayons connu -les températures durant l'optimum de notre holocène, il y a 6 000 ans, étaient supérieures-, et vous replacez le réchauffement enregistré au cours du dernier siècle dans la perspective d'un phénomène de plus longue durée, entamé il y a 11 500 ans.

Face à la perspective de nourrir 9 milliards d'êtres humains, il y a deux écoles : les pessimistes, qui nous disent que c'est impossible. Les optimistes, qui critiquent le malthusianisme et font observer, comme Sylvie Brunel dans "Nourrir le monde, vaincre la faim" que si l'Europe remettait en culture ses jachères, elle pourrait produire à elle seule davantage de céréales que ce qu'importe toute l'Afrique chaque année –20 millions de tonnes.

La grande géographe estime aussi que si 1,5 milliards d'has sont cultivés sur la terre, il serait possible de porter ce chiffre à plus de 5 milliards. Des réserves de terre importantes existent en particulier dans l'hémisphère Nord.

Les pessimistes, ceux du Club de Rome, prétendaient que les réserves de pétrole mondiales seraient épuisées en 1992... Mais les erreurs des pessimistes d'hier ne valident pas nécessairement celles des optimistes d'aujourd'hui...

 
Pour écouter ce texte, cliquer ICI

 

Un article de Brice Couturier, publié par franceculture.fr

 


Lance-toi ! Deviens vite lanceur d'alerte. Rejoins ceux qui ont la rage !

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

      

 


Merci de PARTAGER les meilleurs posts partout où vous le pouvez, réseaux sociaux et autres.

 

Auteur : Brice Couturier

Source : www.franceculture.fr

  • Lire les commentaires
  • Lien utile / source de l'actualité
  • Modifier cette actualité
  • Contacter Kannie
  • Recommander cette actualité
  • Imprimer cette actualité
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr

Commentaires des internautes

Laisser un commentaire sur cette actualité

Aucun commentaire n'a encore été déposé sur cette actualité.