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Cette actualité a été publiée le 25/05/2011 à 23h59 par Michel Walter.


NOS CELLULES AIMENT DANSER

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Nos cellules aiment danser

 

La science exacte sur la manière dont les cellules se déplacent dans l'organisme a toujours été un véritable mystère, mais une nouvelle recherche d'une équipe internationale de chercheurs a démontré que les cellules aiment se déplacer comme si une troupe de danse se répartit pour combler les trous.

L'équipe, composée de chercheurs d'Espagne et des États-Unis, a étudié les forces physiques qui déterminent la migration des cellules. Leurs résultats, présentés dans la revue Nature Materials, montrent que ces schémas de migration sont autant coordonnés que chaotiques, ce qui signifie qu'à première vue, les cellules danseraient comme dans une salle de bal, et qu'en même temps, elle sembleraient être en pagaille.

Soutenue par une subvention du Conseil européen de la recherche (CER) au titre du domaine thématique «Idées» du septième programme-cadre (7e PC), l'étude montre que dans certains cas, les cellules semblent se battre les unes avec les autres en tirant et en poussant dans une sorte de danse chaotique, et pourtant, il semble qu'elles bougent toutes de manière relativement coordonnée et en coopération vers la direction désirée.

Jusqu'à présent, les scientifiques savaient que les cellules pouvaient suivre les gradients de concentration chimique solubles, appelés morphogènes, qui permettent de diriger le développement des tissus. Elles peuvent également se baser sur des signaux physiques, tels que l'adhésion à leur environnement.

Les études fondamentales de ces mécanismes, ainsi que d'autres associés à la migration cellulaire se sont concentrées sur la dissection du comportement cellulaire pour résoudre l'énigme de la migration des cellules.

En se basant sur les connaissances existantes, l'équipe a examiné les cellules en tant que groupe, se concentrant sur les forces que les cellules exercent sur leur voisin immédiat. Les données ont été rassemblées grâce à une technologie de mesures appelée Monolayer Stress Microscopy, qui leur a permis de visualiser les moindres forces mécaniques exercées aux jonctions des connexions cellulaires individuelles. Leurs études ont mené à la découverte d'un nouveau phénomène, baptisé plithotaxis, un terme dérivé du grec «plithos» qui signifie foule ou cohue.

Le coeur de l'étude est qu'en étudiant les cellules dans leur ensemble, les scientifiques pourraient mieux comprendre leurs habitudes et leur comportement. Les groupes de cellules vivant dans une fine couche ont été analysés et les forces entre chaque cellule exercée lors de leur navigation dans le groupe ont été mesurées.

 

 

«Si vous étudiez une cellule séparément, vous ne pourrez jamais connaître son comportement dans un ensemble de cellules», explique l'un des chercheurs, Dhananjay Tambe, de la Harvard School of Public Health.

Et les résultats ont certainement surpris l'équipe, comme l'explique Corey Hardin du Massachusetts General Hospital: «Nous pensions que quand les cellules se déplacent pour réparer une blessure par exemple, les forces sous-jacentes étaient synchronisées et changeaient pour varier de manière cohérente dans un ensemble de cellules, un peu comme dans un menuet. Mais nous avons découvert que les forces varient fortement, avec des pics élevés dans la monocouche.

Ainsi, les forces ne sont pas du tout homogènes et ordonnées; elles sont plutôt organisées dans un chaos avec des tiraillements de toutes parts, mais donnant un mouvement collectif dans une direction donnée.»

La migration cellulaire collective est essentielle pour le fonctionnement de l'organisme. La formation de l'embryon en est une excellente illustration; pour former un embryon, les cellules doivent se déplacer ensemble. De même, pour réparer une lésion, les cellules se déplacent en masse pour entamer la réparation.

Mais comprendre la migration cellulaire de groupe est essentiel pour améliorer notre compréhension du cancer, dans lequel cette migration cellulaire collective a un effet négatif sur l'organisme.

Les cellules malignes peuvent migrer depuis des sites éloignés et envahir d'autres tissus pour former de nouvelles tumeurs. Si les scientifiques arrivent à comprendre la raison de la migration cellulaire collective, ils seront en mesure de contrôler les conditions déclenchées par la migration anormale des cellules. Par exemple, l'étude pourrait permettre d'expliquer comment les cellules cancéreuses migrent dans le processus de la métastase.

L'un des auteurs de l'étude, Xavier Trepat de l'Institut de bioingénierie de Catalogne (IBEC) commente l'importance de l'étude: «Pour la première fois, nous commençons à entrevoir les forces mécaniques et à comprendre leur fonctionnement lorsque les cellules se trouvent dans des ensembles plus importants.»

Les scientifiques espèrent que les résultats de l'étude permettront de faire progresser la mécano-biologie.

 

Un article de cordis.europa.eu

 

Lien corrompu, cliquer ICI

 

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Auteur : cordis.europa.eu

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