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Cette actualité a été publiée le 26/02/2011 à 12h58 par Tanka.


NON, NE BRÛLEZ PAS VOS DÉCHETS

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Non, ne brûlez pas vos déchets

 
En préambule, il est bon de se poser la question suivante : mais d'où nous vient cette obsession du propre dans le jardin, ce besoin inexpliqué de toujours vouloir faire place nette ? Un jardin trop dénudé ne laisse guère de place pour abriter les auxiliaires si utiles au jardinier, crapauds, abeilles solitaires, carabes, microguêpes...

Il est souhaitable de créer dans le jardin des espaces destinés à abriter ces hôtes si précieux. Un jardin trop bien nettoyé ne laisse que peu de place à la biodiversité garante de la bonne santé des plantes.

Le feu altère la structure du sol

À l'automne et à la fin de l'hiver, on voit encore trop souvent fleurir des colonnes de fumée qui s'élèvent dans les airs en provenance des jardins alentours. Ces feux peuvent représenter une véritable gêne pour le voisinage et, de surcroît, constituent aussi le risque de déclencher un incendie qui aura peut-être de graves conséquences.

Mais là n'est pas la seule raison de ne plus brûler les déchets de jardin. Le feu de jardin n'est pas si anodin qu'il y paraît. À partir de 200°, le feu altère la structure du sol en détruisant les micro-organismes qui s'y abritent.

La structure du sol étant endommagée, sa porosité, c'est-à-dire la circulation de l'eau du sol jusqu'aux racines des plantes n'est plus assurée. Le feu décompose beaucoup trop vite la matière organique, l'apport de matières minérales issues du brûlage est trop brutal et l'eau de ruissellement peut les emporter.

Les déchets végétaux sont la plupart du temps humides quand ils sont brûlés, il en résulte une mauvaise combustion et le dégagement dans l'atmosphère d'une grande quantité de particules qui contribuent à la pollution de l'air. Un seul feu de 50 kg de végétaux équivaut à 3 500 km parcourus par une voiture diesel. Un écobuage réalisé de façon régulière finit par rendre le sol aride.

Les composter ou les utiliser en paillage : des solutions écolos

Il est mille fois préférable de broyer les branches plutôt que de les brûler. Il est alors possible de les composter (source d'humus) ou de les utiliser en paillage. De cette manière, les déchets végétaux contribueront à maintenir le taux d'humus dans le sol, les décomposeurs accompliront leur tâche et la matière organique sera assimilée naturellement par le sol.

Il y a bien d'autres façons encore de valoriser ces déchets, en faire des fagots et les remiser dans un coin du jardin, les auxiliaires du jardinier pourront alors y élire domicile comme par exemple une nichée de hérissons. Des branches disposées autour et au pied d'un arbre empêcheront le chat d'accéder dans la ramure pour y dénicher les oiseaux en train de couver.

Il est par ailleurs utile de rappeler qu'un sol sans humus est un sol mort.

L'humus est source de vie, c'est la matière résultant en grande partie de la décomposition des végétaux. Il existe donc un moyen naturel de restituer à la terre les éléments minéraux puisés par la plante vivante et qui sont restés en elle, ce qu'on appelle la chaîne trophique.

C'est l'élément de base qui permet la continuité de la vie. Le terme même d'humus devrait nous interpeller : humus, humanité, humain...

Alors, si vous souhaitez faire un geste pour votre environnement, ne brûlez plus vos déchets de jardin.
 

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Auteur : Jardiniers de France en Lozère

Source : www.midilibre.com

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