New Beetle Bio-Bug : une voiture un peu spéciale... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 17/09/2010 à 21h17 par Jacques.


NEW BEETLE BIO-BUG : UNE VOITURE UN PEU SPÉCIALE...

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New Beetle Bio-Bug : une voiture un peu spéciale...

La société britannique GENeco, spécialisée dans le développement durable et les déchets organiques, présente une voiture hybride tout à fait surprenante : la New Beetle Bio-Bug.

La nouveauté ? Le cabriolet roule au méthane obtenu à partir d'excréments humains...

L'humour british a encore frappé : les ingénieurs de la firme anglaise GENeco ont imaginé une alternative aux énergies fossiles pour le moins déroutante. La New Beetle Bio Bug, un petit cabriolet à moteur 2L, fonctionne autant au méthane qu'à l'essence.

Le méthane est produit par la dégradation de matières organiques en l'absence d'oxygène. Des matières organiques comme... les excréments !

Le choix du modèle de voiture à expérimenter s'est imposé de lui-même : Beetle signifie « scarabée » en français. Or ces insectes sont réputés pour réutiliser leurs excréments...

Un gaz qui gaze

Contrairement à ce que l'on pourrait présumé, la Beetle Bio-Bug peut atteindre sa pleine puissance sous gaz avec une vitesse maximale de 183 km/h. Le seul petit bémol qui titillera les écologistes les plus forcenés : le modèle ne fonctionne pas complètement au méthane puisque son moteur démarre et chauffe à l'essence.

Puis, une fois la température appropriée à la combustion du biogaz atteinte, adieu l'or noir, et bonjour le « brown gold » : une expression de nos amis anglais.

La Bio-bug n'est pas gourmande en biogaz. GENeco estime que 70 maisons peuvent faire rouler le cabriolet pour une année, soit 16 000 km. Si les économies pourraient se faire ressentir dans le porte-monnaie, elles seront surtout visible sur l'impact écologique du conducteur : 19 000 tonnes de CO2 épargnées.

Le méthane a mauvaise réputation

Le méthane est un gaz qui contribue fortement à l'effet de serre puisqu'il absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre et l'empêche de s'échapper dans l'espace. Sa durée de vie dans l'atmosphère est d'environ 12 ans. Son potentiel de réchauffement est 62 fois celui du CO2.

Les émissions de ce gaz se produisent en milieu humide : marais, mangroves tropicales et rizières. L'exploitation du gaz naturel et l'extraction du charbon sont également source d'émissions.

Le rejet de méthane via les déchets organiques humains représente 12 % des émissions totales. 12 % qui pouraient peut-être un jour être utilisés à bon escient, surtout quand on sait que la combustion fait en partie perdre les propriétés réchauffantes de ce gaz...

Pour en savoir plus sur la situation planétaire
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Auteur : Emmanuelle outtier

Source : www.developpementdurable.com