[Nanotechnologies] Les opposants se révoltent contre une « technologie imposée » - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 12/02/2010 à 01h19 par Michel WALTER.


[NANOTECHNOLOGIES] LES OPPOSANTS SE RÉVOLTENT CONTRE UNE « TECHNOLOGIE IMPOSÉE »

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[Nanotechnologies] Les opposants se révoltent contre une « technologie imposée »

Dès le lancement, le 16 octobre, à Strasbourg, ils ont donné le ton. « Débat pipeau, nanos imposées », dénonçait une banderole tendue par une poignée d'agitateurs. Beau joueur, Jean Bergougnoux, organisateur en chef du débat public, avait tendu le micro à leur appel « au boycott et au sabotage de cette opération de propagande ». Parce que, pour eux, « participer, c'est accepter ».

Ensuite, ils n'ont plus lâché. À chaque étape, les perturbateurs étaient là. Les réunions se sont refermées, devenant de moins en publiques. Jusqu'à ce que la commission jette le gant, mardi, et annule les rendez-vous de Montpellier et Nantes.

Qui sont ces militants déterminés qui se présentent sous l'appellation « Pièces et Main d'oeuvre » (PMO) ? « Ni collectif ni association, mais individus politiques, Pièces et Main d'oeuvre milite pour la construction d'un esprit critique », répondent-ils, de façon anonyme. Combien sont-ils ? Mystère.

Société de surveillance

Apparu à Grenoble en 2002, PMO revendique « la première manifestation au monde contre les nanotechnologies, le 1er juin 2006, lors de l'inauguration de Minatec », pôle européen implanté à Grenoble. Outre un site Internet (www.piecesetmaindoeuvre.com), il se manifeste par des livres (éditions L'Échappée) et des interventions dans des réunions publiques.

Pourquoi s'en prendre à cette opération censée informer les citoyens et recueillir leurs avis ? « Nous avons démontré(voir le site) que la Commission nationale du débat public n'était ni indépendante, ni neutre, ni une instance de débat, affirment-ils. Elle est une officine vouée à l'acceptabilité des nanotechnologies, pour éviter ce que l'on nomme ' le syndrome OGM ' : une révolte d'opinion contre une technologie imposée. »

Ils récusent « l'approche technicienne » qui ne s'interroge jamais « sur le bien-fondé de telle ou telle technologie nouvelle ». Pour eux, « le défaut des nanotechnologies ne se résume pas à de nouvelles nano-particules, fussent-elles toxiques, mais à l'avènement d'une société de surveillance et de contrainte [...]. Accepter les nanotechnologies, c'est basculer dans un nanomonde totalitaire. »

Serge POIROT.

Légende photo : les militants de PMO (Pièces et main-d'oeuvre) empêchent la tenue d'un débat le 1er décembre à Grenoble

Pioché sur Ouest-France

Relai 657-23 Le Mich

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