Nanoparticules multifonctionnelles... - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 24/02/2011 à 12h33 par Fred.


NANOPARTICULES MULTIFONCTIONNELLES...

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Nanoparticules multifonctionnelles...

 
Titre original : Nanoparticules multifonctionnelles pour une thérapie par la lumière guidée par IRM

 
Le traitement des tumeurs cérébrales primitives malignes du cerveau, dont le glioblastome multiforme est la forme la plus agressive, représente un des plus importants défis thérapeutique. Ces tumeurs sont souvent décelées tardivement et les pronostics de survie restent parmi les plus graves de la cancérologie.

La neurochirurgie, quand elle est possible (pour environ 75% des patients), représente l'option thérapeutique de référence, mais l'exérèse ne concerne souvent que la partie volumineuse centrale de la tumeur, tandis que la zone périphérique infiltrante est, quant à elle, beaucoup plus difficile à identifier, à visualiser et donc à traiter. En dépit des progrès réalisés en neurochirurgie, l'exérèse reste le plus souvent subtotale.

Depuis deux ans, en partenariat avec les équipes spécialisées en chimie et photophysique*, les recherches du Centre de Recherche en Automatique de Nancy (C.R.A.N UMR 7039 CNRS, Nancy-Université, site du Centre Alexis Vautrin) se concentrent sur la mise au point d'une technologie innovante, visant à atteindre et détruire l'ensemble de la tumeur.

Imaginez une nanoparticule de moins de 10 nm de diamètre configurée comme une nanoplateforme pour le traitement par la lumière des tumeurs cérébrales.

La stratégie est double. D'une part, il s'agit de traiter les lésions cancéreuses par une thérapie locorégionale sélective ; de l'autre, d'asphyxier la tumeur en s'attaquant au réseau vasculaire qui l'alimente en nutriments et en oxygène.

L'optimisation de la nanoplateforme joue sur trois paramètres, d'abord l'épaisseur de la coquille de la nanoparticule qui doit être suffisamment perméable pour permettre la diffusion de l'oxygène indispensable à la réaction photodynamique initiée par la lumière donc à l'efficacité thérapeutique ;

ensuite l'intensité du signal IRM rehaussé pour permettre l'imagerie nécessaire à l'implantation judicieuse de la fibre optique délivrant la lumière ;

enfin, la nanoplateforme doit être la plus sélective possible, qualité que lui confère sa fonctionnalisation optimisée en peptide ou pseudopeptides, tout en restant photo-activable.

In vitro, les travaux réalisés au CRAN démontrent que les nano-objets développés et optimisés ciblent le récepteur d'intérêt (neuropiline 1) et intensifient le signal en IRM cérébral tout en conservant leur caractéristique photo-activable.

Les essais in vivo réalisés en 2010, ont permis aux chercheurs de valider la faisabilité du concept qui consiste à réaliser la thérapie photodynamique en interstitielle guidée par l'IRM.

En effet, après administration des nanoparticules multifonctionnelles, on visualise nettement un rehaussement du signal au niveau de la zone tumorale, ce qui permet d'optimiser l'implantation de la fibre optique (moins de 300 µm de diamètre) qui impulse la réaction photodynamique au sein de la lésion à traiter.

Site web : http://www.cran.uhp-nancy.fr

 
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Source : www.cnrs.fr