Nanoparticules : le marché fonce les yeux fermés - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 04/12/2012 à 17h41 par Fred.


NANOPARTICULES : LE MARCHÉ FONCE LES YEUX FERMÉS

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Nanoparticules : le marché fonce les yeux fermés

 

Aujourd'hui, plus d'un millier de produits contenant des nanoparticules manufacturées ou produits à l'aide des nanotechnologies sont disponibles sur le marché. Conséquente à cette utilisation croissante, l'introduction non-intentionnelle de nanoparticules manufacturées dans l'environnement est elle-aussi en augmentation. Largement méconnus, les impacts de ces particules sur l'intégrité des écosystèmes sont identifiés au goutte à goutte, au fil des études réalisées sur ce thème. Et pourtant, la Commission Européenne avance à nano-pas sur la gestion responsable de cette technologie et de ses impacts.

Le 3 octobre dernier, la Commission Européenne a publié sa communication sur le deuxième examen réglementaire relatif aux nanomatériaux. Alors qu'un document préparatoire identifiait de nombreuses lacunes dans le cadre légal actuel, et donc en contradiction totale avec celui-ci, la Commission n'a proposé qu'une série limité d'amendements aux annexes du règlement REACH, totalement insuffisants pour fournir une information exhaustive et indispensable pour pouvoir juger des risques associés à l'utilisation de ces substances – et des précautions à prendre pour protéger la santé des citoyens européens.

Pourtant, à la lecture des données et études scientifiques qui ne cessent de s'accumuler, la situation demanderait une approche bien plus énergique. Ainsi, les résultats de la thèse de Rickard Arvidsson, réalisée au sein de la Chalmers University of Technology, et publiée au mois de septembre, montrent qu'en l'absence d'encadrement de l'utilisation du nano-argent dans les vêtements, de graves impacts sur les cultures pourraient être observés.

Rappelant dans son introduction les multiples exemples de l'histoire moderne lors desquels de nouvelles technologies ont causé des dommages pour la santé et l'environnement, considérés après coup comme inacceptables, le chercheur souligne également l'importance d'évaluer au plus tôt les risques associés à une nouvelle technologie, de manière à identifier les signaux d'alerte précoces permettant d'éviter ses effets dangereux.

A l'heure actuelle – et en dépit du bon sens – personne n'est en mesure de prétendre maîtriser les risques liés aux nanomatériaux. Qu'elles émanent de la société civile ou des parlements européen et parfois nationaux, toutes les demandes vont pourtant dans le même sens : pas d'innovation sur les nanos sans protection de la santé et de l'environnement ! Et, tant qu'à faire, on pourrait aussi prendre un peu de temps pour repenser à ce qu'on attend de cette innovation...

 

Télécharger la résolution de la Chambre belge de 2009

 

Un article de Valérie Xhonneux, publié par sante-environnement.be et relayé par SOS-planete

 

Cet article vous est transmis pour information. Nous n'approuvons bien sûr pas l'apologie des nanotechnologies, puisqu'elles se développent sans aucune éthique.

 

Ce post vous est transmis grâce au dispositif mis en place par l'équipe bénévole des lanceurs d'alerte de SOS-planete. Si vous jugez son contenu intéressant, n'hésitez pas à le partager au sein de votre entourage proche et virtuel (contacts, réseaux sociaux). Un petit clic qui se propagera naturellement sur la Toile. Merci de participer concrètement, ou à votre façon, à cette tâche d'information et d'éveil des consciences, donc à la sauvegarde de notre planète vivante et de l'Humanité.

 

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Le site étrange qui dérange même les anges !

 

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Mine de connaissances - Contacter l'équipe : vivant12)at(free.fr

 





Auteur : Valérie Xhonneux

Source : www.sante-environnement.be