Moussoulens. Des prés de roseaux pour les eaux usées - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/10/2009 à 05h32 par Michel95.


MOUSSOULENS. DES PRÉS DE ROSEAUX POUR LES EAUX USÉES

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Moussoulens. Des prés de roseaux pour les eaux usées

Information recueillie par Michel95

(Article de : La Dépêche du midi - Publié le 05/10/2009 10:05 - Modifié le 06/10/2009 à 11:16 | P.-E. Pourquier)

Environnement. Moussoulens a inauguré sa station d'épuration à filtres plantés de roseaux, projet initié par feu Michel Escande, ancien maire de la commune.

Moussoulens peut désormais se vanter d'avoir une station d'épuration à filtres plantés de roseaux. Innovant et dans l'air du temps.

La structure fonctionne depuis janvier mais elle a été inaugurée samedi matin, trois mois après le décès de Michel Escande, l'ancien maire de Moussoulens qui avait initié le projet en 2004.

L'occasion pour Marcel Rainaud, président du Conseil général, de lui rendre hommage et d'introniser son successeur à la tête du canton, Régis Banquet. « Cette station a été portée par Michel Escande, a rappelé l'actuel maire Jacques Carriqui.

C'est un procédé simple et naturel dans un site parfaitement intégré au paysage. »

Marais salants

Le site en question accapare un hectare de terrain. Au pied de la butte contenant la chasse hydraulique, deux champs de roseaux donnent au lieu un air de vacances.

Pas une odeur. Pas un bruit.

Au loin, les tôles verdâtres de l'ancienne station d'épuration jalousent cette modernité écologique et les habitants de la commune qui s'y pressent.

« Les casiers, on dirait des marais salants », s'exclame une Moussoulenoise. Pas faux. Christian Faroux, ingénieur sur ce projet en rigole. « Ces roseaux servent à faire infiltrer l'eau dans un massif composé de plusieurs couches de cailloux », explique-t-il.

Plus précisément, les eaux usées sont traitées préalablement dans un « dégrilleur », une machine de triage des déchets tels que le papier toilette. Un système de pompe envoie ces eaux dans une chasse hydraulique enterrée dans une butte. Quand celle-ci est remplie, un système automatique renvoie l'eau dans les champs de roseaux.

Espace

Temps d'entretien : deux à trois heures par semaine. Selon André Bonnet, directeur opérationnel du cabinet Gaxieu qui a conçu la station, « ce type de site est très simple à exploiter.

Les premières sorties de boue n'arriveront que dans 5 ou 6 ans alors que dans une station conventionnelle, c'est immédiat.

Il suffit juste de couper les roseaux une fois par an » et vider deux fois par semaine les poubelles de déchets.

Alors cette station d'épuration à filtres plantés de roseaux est-elle la panacée ?
« Seulement dans un milieu rural », répond André Bonnet. Car il faut de l'espace : cinq mètres carrés par habitant. » Soit un hectare pour mille habitants.

A l'échelle de Carcassonne, une telle station occuperait donc 48 hectares, plus de 70 % de la surface de la ville ! Impensable.

Mais les petites communes peuvent d'ores et déjà y penser.

Encore faudra-t-il mettre la main à la poche. Plus de 650 000 euros ont été investis dans la structure et l'achat des terrains, le tiers financé par le Conseil général.

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