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Cette actualité a été publiée le 22/09/2010 à 19h12 par Tanka.


MOSCOU VEUT DÉTRUIRE UNE BANQUE DE SEMENCES UNIQUE

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Moscou veut détruire une banque de semences unique

Ils étaient douze. Douze botanistes et généticiens russes à s'être laissé mourir de faim pour sauver leur bien le plus précieux : la banque de semences de Pavlovsk. C'était en 1942, la région de Leningrad (redevenue Saint-Pétersbourg) était alors cernée par l'armée allemande. Mais aucun des gardiens de Pavlovsk ne voulut manger leur trésor. Ce trésor, ce sont les collections de graines et de semences de l'ancien Institut pansoviétique de culture des plantes.

Créé en 1926 par le généticien russe Nicolaï Vavilov, il abrite aujourd'hui les graines et semences de 322.000 espèces végétales, dont 43.000 légumes et 5.000 baies. Selon les bons connaisseurs, 90 % des collections de cette « banque » ne se trouvent dans aucun autre établissement comparable.

Hélas, l'institut Vavilov de recherche agronomique a le grave inconvénient d'être installé à Pavlovsk. Situé à quelques kilomètres de Saint-Pétersbourg, ce village où Pierre Ier s'est fait construire un merveilleux palais, est devenu une banlieue chic, où il fait bon avoir sa maison ou sa datcha.

Le 25 décembre dernier, le ministère russe du développement économique a ordonné la destruction de l'institut pour laisser la place à des lotissements. Magnanime, le gouvernement a laissé trois mois à l'institution pour trouver un asile pour ses collections. Trois mois, alors que trois ans ne suffiraient pas à organiser pareil déménagement. Alors que la justice de Saint-Pétersbourg doit définitivement statuer, cette semaine, sur le sort de l'institut Vavilov, quelques associations se mobilisent.

Le Global Crop Diversity Trust américain a lancé une pétition pour sensibiliser le Premier ministre russe au sort d'une institution unique au monde. Une institution dont les collections pourront se révéler bien utiles en cas de changement climatique ou de grave attaque de ravageurs.

Pour signer la pétition, cliquer sur Source

SOS-planete





Auteur : Valéry Laramée de Tannenberg

Source : www.journaldelenvironnement.net