Morts massives d'oiseaux et menaces diverses - #WikiSurTerre

Retour : Accueil

Cette actualité a été publiée le 26/01/2011 à 07h13 par Tanka.


MORTS MASSIVES D'OISEAUX ET MENACES DIVERSES

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • LinkedIn
Morts massives d'oiseaux et menaces diverses


Titre original : Morts massives d'oiseaux et menaces diverses : les réponses de Ian Newton

Le début de 2011 a été marqué notamment par plusieurs morts collectives d'oiseaux qui ont été fortement médiatisées et qui sont pour la plupart restées inexpliquées. Thomas Krumenacker, journaliste allemand, a interviewé Ian Newton, l'auteur de l'ouvrage de référence The Migration ecology of Birds (Academic Press, Londres 2008) à propos des morts massive d'oiseaux observées aux États-Unis, des nombreux dangers qui pèsent sur les migrateurs et sur les effets du changement climatique sur les populations aviaires. Nous vous proposons une traduction de cette interview.

Ian Newton a étudié pendant 27 ans une population d'Éperviers d'Europe en Ecosse, et la monographie qu'il a publiée est considérée comme la plus détaillée et la plus complète jamais consacrée à un rapace.

Il a été ornithologue senior au Natural Environment Research Council (NERC), président du Conseil de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), président du British Ornithologists' Union et de la British Ecological Society.

L'interview de Ian Newton par Thomas Krumenacker

1- 5000 oiseaux morts ont été découverts le 1er janvier 2011 dans la petite ville de Beebe en Arkansas. Des découvertes similaires mais à une plus petite échelle ont été signalées dans d'autres endroits aux États-Unis et en Europe. Que pensez-vous de l'explication selon laquelle les oiseaux auraient été effrayés par des feux d'artifice et auraient heurté des bâtiments ?

Ian Newton : La théorie des traumatismes aurait du sens. Je ne sais pas quelle météo il faisait à cette époque, mais si la visibilité était très mauvaise, s'il y avait du brouillard ou s'il neigeait, les oiseaux auraient pu être attirés par des lumières puis heurter des bâtiments ou même le sol. Cela aurait pu constituer une cause majeure de mortalité.

2- Avez-vous été surpris par la surmédiatisation de ces incidents ?

Ian Newton : Oui, parce que des événements similaires qui ont eu lieu dans le passé n'ont pas donné lieu à une telle couverture médiatique aux Etats-Unis.

3- La pauvreté de l'actualité durant la période des fêtes pourrait-elle expliquer cette flambée médiatique ?

Ian Newton : Tout à fait, une mortalité inexpliquée constituant un bon sujet pour les médias car elle soulève des soupçons.

4- Considérez-vous que de tels incidents sont inhabituels ? 5000 oiseaux morts dans l'Arkansas, est-ce vraiment un gros chiffre ?

Ian Newton : Le problème avec ces incidents, c'est qu'ils sont très difficiles à observer jusqu'à ce qu'ils se produisent dans une zone habitée. De nombreux oiseaux meurent en mer et ces décès restent inaperçus. Il est donc très compliqué de préciser quelle est la fréquence de ces mortalités de masse.

Dans le monde, il y a au moins deux ou trois cas de morts collectives nocturnes par décennie dues aux conditions météorologiques. Mais ce ne sont que les cas cités dans la littérature scientifique. Il doit y en avoir d'autres qui restent non documentés. Je ne serais pas surpris d'une moyenne d'un ou plusieurs cas par an. Si vous incluez des causes de mortalité comme les parasites, le botulisme, ..., leur nombre augmente considérablement.

5- Les oiseaux migrateurs doivent faire face à des dangers multiples que vous décrivez dans votre livre "The migration Ecology of Birds" ; pensez-vous que les événements météorologiques constituent les menaces naturelles les plus importantes ?

Ian Newton : Chaque fois que les oiseaux traversent une zone à faible visibilité (à cause de la brume, du brouillard, d'une tempête de neige, ..), que ce soit pendant leur migration ou non, leur réaction naturelle est de voler à basse altitude pour essayer de voir le sol. Ils peuvent alors être attirés par n'importe quelle source de lumière disponible.

Je pense que le manque de visibilité joue un rôle important dans les collisions d'oiseaux. Si la météo n'avait pas été mauvaise et si le ciel avait été clair lors des évènements de l'Arkansas, les oiseaux auraient probablement volé plus haut et auraient échappé à tous les obstacles.

Beaucoup d'oiseaux heurtent des bâtiments, des tours et d'autres structures comme des antennes-radios quand la visibilité est mauvaise, par exemple lors des nuits très sombres ou brumeuses. Beaucoup d'entre eux meurent alors. Il doit ainsi y avoir de nombreux oiseaux qui se cognent chaque année contre des plates-formes gazières ou pétrolières en Mer du Nord.

Pour lire la suite de l'article, cliquer sur « Source ».

Devenez lanceur d'alertes

Combat pacifique pour la Vie





Auteur : ornithomedia.com

Source : www.ornithomedia.com