Monsanto : «Ils savaient que c'était dangereux» - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 13/12/2011 à 20h53 par Jacques.


MONSANTO : «ILS SAVAIENT QUE C'ÉTAIT DANGEREUX»

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JUSTICE - Première lundi au TGI, un agriculteur a attaqué Mosanto pour intoxication aux pesticides...

Le combat ne fait que commencer et il le sait. Paul François céréalier en Charente est le premier à attaquer le géant Mosanto pour intoxication aux pesticides. Lundi, il s'est présenté devant le tribunal de grande instance de Lyon, entouré de sa famille et d'une poignée d'agriculteurs.

«L'un de mes amis vient de mourir d'un cancer de la vessie, lâche-t-il avant de rentrer en audience. Il avait seulement 42 ans. Je me bats aussi pour lui». En avril 2004, en voulant nettoyer l'une de ses cuves, Paul François reçoit en pleine figure des vapeurs de Lasso, un herbicide hautement cancérigène, ce qui lui a causé de nombreux ennuis de santé.
Troubles neurologiques

«Il a enchaîné les hospitalisations durant cinq mois, pris régulièrement de vertige, malaises, violentes migraines et troubles neurologiques, plaide son avocat Philippe Lafforgue. Les analyses d'urine et de cheveux pratiquées ont révélé dans son corps des traces de monochlorobenzène et alachlore présents dans le Lasso ».

Une preuve qui n'en est pas une aux yeux de François Delsart, l'avocat de Mosanto. « C'est impossible scientifiquement. L'anachlore provoquerait certains types de cancer mais ce n'est pas ce dont se plaint M. François ».

Devant la cour, l'avocat de l'agriculteur insiste sur la responsabilité de la firme américaine rappelant que le produit en question avait été retiré du marché en 1985 au Canada, 1990 en Belgique, deux ans plus tard au Royaume-Uni et seulement en 2007 en France.

«Mosanto savait très bien qu'il s'agissait d'un produit dangereux mais ils ont tout fait pour le laisser sur le marché le plus longtemps possible», dénonce François Lafforgue.

Là encore l'argument ne convainc guère la partie adverse. «Paul François n'avait aucune protection ce jour-là, il aurait dû utiliser un masque», pointe Philippe Delsart. Réponse de l'intéressé: «On essaie toujours de culpabiliser les paysans en leur disant qu'il ne fallait pas utiliser de pesticides». Le verdict est attendu le 13  février.

 

Un article de 20minutes

 
Note de Jacques : C'est toujours la même histoire ! Les sans foi ni loi vendent des produits dangereux que la France met un temps fou à interdire. Que représente la vie d'un paysan pour ces décideurs ? RIEN !

En tous cas, chapeau à Paul François pour avoir osé défier le mastodonte des produits mortels !

Nous devrions le faire chevalier de la Légion d'honneur, lui et Irène Frachon qui, elle aussi, a osé défier le grand humaniste Servier et son Médiator !

 

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Auteur : Rédaction 20minutes.fr

Source : www.20minutes.fr