Moins de 150 entreprises contrôlent la planète - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/10/2011 à 22h31 par Jacques.


MOINS DE 150 ENTREPRISES CONTRÔLENT LA PLANÈTE

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Une étude du Poly de Zurich révèle la forte concentration du pouvoir sur l'économie mondiale

Une bombe! Pas plus de 147 sociétés contrôlent 40% de l'économie mondiale, selon une récente étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Au sein de ce cercle, une super élite de vingt établissements financiers détient le plus grand pouvoir d'influence: le groupe britannique Barclays PLC en occupe la tête, suivi d'UBS au neuvième rang et Credit Suisse au quatorzième, comme nous l'a confirmé hier Stefano Battiston, un des trois auteurs de la recherche.

Ces résultats ressortent de l'analyse d'un nombre gigantesque de renseignements puisés parmi les 37 millions de sociétés enregistrées dans la banque de données Orbis 2007. De cette masse, les chercheurs ont sélectionné 43060 firmes transnationales, telles que les définit l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Enorme noeud papillon

Un examen récursif de chacune des sociétés retenues a permis de constater un peu plus de 600500 liens directs ou indirects entre elles, au travers d'actionnaires, soit plus d'un million de rapports d'appartenance. Les spécialistes parlent d'un énorme réseau, «en forme de noeud papillon».

Et ce noeud est constitué d'un noyau formé de ces 147 multinationales contrôlant 40% de la valeur économique totale des sociétés du même type dans le monde.

Des études antérieures avaient déjà mis en évidence le fait qu'un nombre limité de firmes transnationales possédaient de larges pans de l'économie planétaire. Celles-ci portaient toutefois sur un nombre limité de sociétés et n'abordaient pas les liens indirects de propriété.

Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston, du Poly de Zurich, ont en revanche porté une attention toute particulière à cet aspect. A bon escient! Si un actionnaire A (une personne, une famille ou une entreprise) détient x% d'une société B, celle-ci possédant y% d'une firme C, l'actionnaire A est propriétaire x% fois y% de la société C.

Du fait de ce mécanisme, l'évaluation des pouvoirs des actionnaires minoritaires prend davantage d'ampleur. Les 147 multinationales se contrôlent en outre mutuellement. Ou même intimement! Que reste-t-il dès lors du libre marché?

Pas de conspiration

Les sociétés intégrées dans ce cercle des 147 vont probablement rivaliser sur des marchés, mais agir simultanément en fonction de leurs intérêts communs, estime Dan Braha, chercheur au NECSI (New England Complex Systems Institute).

Cité dans l'hebdomadaire britannique New Scientist, James B. Glattfelder tient à prévenir: «La concentration de pouvoir n'est pas mauvaise en soi, mais un faisceau d'interconnexions extrêmement resserrées peut l'être. Comme le monde l'a si bien appris en 2008, si une entreprise souffre, ses maux se propagent.»

La plupart des experts s'empressent toutefois de dissuader toute théorie du complot. «Les multinationales ne s'achètent pas entre elles pour dominer le monde, mais pour des raisons commerciales», estime Dan Braha.

Une large part de la communauté scientifique voit en outre une vertu salutaire dans l'étude du Poly de Zurich. En identifiant l'architecture du pouvoir économique global, ses éléments les plus vulnérables, les chercheurs peuvent suggérer des mesures de prévention contre de prochains naufrages financiers.

 

Un article de La Tribune de Genève

 

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Auteur : Rédaction de La Tribune de Genève

Source : www.tdg.ch