Mine d'uranium de Bertholène : la fin de trois ans de silence - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/05/2011 à 22h48 par Jacques.


MINE D'URANIUM DE BERTHOLÈNE : LA FIN DE TROIS ANS DE SILENCE

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Alors que le nucléaire devrait présenter une totale « transparence », la préfecture garde le silence depuis trois ans sur l'état des mines d'uranium de l'Aveyron, jusqu'à aujourd'hui du moins...

Ayant pourtant cessé toute activité depuis 1994, les mines d'uranium de l'Aveyron n'ont pas fini de faire parler d'elles.

Alors que les Français attendent de plus en plus une « transparence » en matière de nucléaire, Action Environnement a dénoncé à de multiples reprises un silence radio total de la préfecture sur l'ancienne mine d'uranium de Bertholène, autrefois producteur de 95 % du minerai en Aveyron.

Cela fait ainsi presque trois ans que la commission locale d'information et de surveillance (CLIS) du site ne s'est pas réunie.

Une CLIS avant l'été

Quant aux rapports d'activités sur le site de 2008, 2009 et 2010, effectués par Areva (société en charge des sites miniers en France) et transmis à la préfecture, Jean-Louis Bugarel, président d'Action Environnement, et membre de la CLIS, a dû saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour les obtenir ce printemps.

À en croire la préfecture, ce mutisme devrait prendre fin avec la tenue de la CLIS avant l'été.

C'est à cette occasion qu'Areva devrait présenter son bilan environnemental, bien qu'elle n'ait pas encore reçu de convocation en ce sens. La société a pourtant reçu l'ordre de préparer ce rapport par arrêté préfectoral et a rendu ce dernier à l'administration dès septembre 2010.

Mais la réunion de la CLIS ne tient qu'au bon vouloir de la préfète, qui en est la présidente. Et pour la préfecture, le délai d'attente est normal.

450 000 tonnes de déchets d'uranium à Bertholène

Côté contenu, « ce bilan fait le point sur 10 ans de surveillance sur l'ensemble des mines de l'Aveyron, précise Christian Andres, responsable de la gestion des sites miniers chez Areva, et présente des propositions d'amélioration. » Bien que le détail du rapport reste secret jusqu'à sa présentation à la commission, le responsable d'Areva en livre cependant la teneur à « La Dépêche du Midi ».

« Aucune situation d'urgence ne nécessite d'intervention rapide, note Christian Andres, le seul point faible concerne les petits sites miniers, pour lesquels les galeries n'ont pas été bouchées. » Pour éviter tout risque d'intrusion, le bilan d'Areva propose alors de condamner les mines avec du béton ou par foudroyage (en provoquant un éboulement).

Concernant la radioactivité du site de Bertholène, elle ne serait pas inquiétante selon les prélèvements hebdomadaires réalisés par la société toutes ces années. Ce que confirment les tests de Jean-Louis Bugarel. Mais pour ce dernier, la question plus complexe. « Il reste 450 000 tonnes de déchets radioactifs à Bertholène. »

Ces résidus de traitement (roches dont l'uranium a été extrait) sont stockés sur le site. « Ils ne sont pas traités car ils ne contiennent pas assez d'uranium pour être rentables », détaille le président d'Action Environnement. Mais s'ils « ne présentent pas un danger à court terme, ils sont encore là pour des milliers d'années. » Qui sait ce qu'il se passera d'ici là ?

 

Un article de P.K. et J.P., publié par La Dépêche

 

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Auteur : P.K. et J.P.

Source : www.ladepeche.fr