Militant de Greenpeace blessé: que s'est-il passé au large de Malte ? - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 07/06/2010 à 03h01 par Michel.


MILITANT DE GREENPEACE BLESSÉ: QUE S'EST-IL PASSÉ AU LARGE DE MALTE ?

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Militant de Greenpeace blessé: que s'est-il passé au large de Malte ?

Un militant de Greenpeace a été grièvement blessé vendredi à la jambe, par un harpon, lors d'une altercation violente avec des pêcheurs de thon rouge près de Malte, a annoncé l'organisation écologiste. Les pêcheurs se défendent.

Au large de Malte, deux versions s'affrontent. Au lendemain de l'accrochage entre des pêcheurs et des membres de Greenpeace, difficile de dire qui a raison et qui a tort. Le Comité national des pêches a affirmé samedi que des pêcheurs de thon rouge français avaient été "attaqués" vendredi par des militants de l'organisation écologiste Greenpeace au large de Malte, rejetant les propos de Greenpeace qui évoque une "opération non-violente".

"Les militants de Greenpeace étaient casqués, équipés et engagés dans une action violente : la destruction de l'outil de travail", écrit le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) dans un communiqué.

"Après avoir tenté par une lecture erronée des données scientifiques en ce qui concerne l'état du stock de thon rouge de faire classer en vain cette espèce comme étant en voie de disparition, voilà que Greenpeace s'arroge le droit d'attaquer les pêcheurs français en pleine mer", ajoute-t-il.

Greenpeace portera plainte

Greenpeace affirme elle qu'un de ses militants a été grièvement blessé vendredi à la jambe par un harpon, lors d'une altercation violente avec des pêcheurs de thon rouge près de Malte.

Ce militant, âgé de 45 ans, était toujours hospitalisé samedi. Selon lui, des pêcheurs ont jeté en direction de son zodiac un harpon, pour l'approcher de leur propre bateau, et le harpon lui a transpercé la jambe gauche, se fichant "entre l'os et le muscle".

"J'ai réussi à retirer le harpon moi-même", a déclaré ce Londonien. "C"était très douloureux. Le harpon s'est fiché entre l'os et le muscle", a-t-il ajouté. Selon lui, les pêcheurs ont utilisé les harpons pour approcher leurs zodiacs de leurs propres bateaux, puis "ont commencé à les frapper avec des batons", sans toutefois causer d'autres blessures graves aux militants.

Tandis qu'une porte-parole de Greenpeace a évoqué "la première opération non-violente d'interposition à la pêche au thon rouge", le Comité national des pêches répond que "les images produites par Greenpeace montrent des militants équipés, casqués et engagés dans une action qui est loin d'être non violente".

"Ce sont bien eux qui attaquent les pêcheurs français", souligne-t-il, ajoutant que le harpon évoqué par Greenpeace était une gaffe (longue tige en bois dotée d'un crochet recourbé utilisée notamment pour récupérer des cordage tombé à l'eau, ndlr). Greenpeace portera plainte lundi pour "coups et blessures et tentatives de coups et blessures".

Le Maire : "Laissons le travail se faire correctement"

Le gouvernement français a "déploré les heurts" mais demandé de "laisser la pêche se dérouler dans le cadre légal".

La pêche au thon rouge est une activité fortement encadrée, a rappelé le ministère de l'Agriculture et de la Pêche: les pêcheurs doivent donner leur position toutes les heures et leurs activités sont surveillées par un observateur indépendant afin qu'ils ne dépassent pas les quotas qui leur ont été assignés.

Les prises des pêcheurs français atteignaient ce week-end 37% de leurs quotas pour la courte campagne 2010 (des quotas en baisse de 38% sur l'année dernière), a précisé le porte-parole.

A son tour, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a réagi samedi après-midi, sur France Info, demandant que la pêche puisse se dérouler normalement et précisant qu'elle était légale et se déroulait sous conditions strictes, avec des quotas inférieurs de 40% à 2009.

"Il y a des emplois derrière, des familles qui vivent de ce travail. Laissons le travail se faire correctement, dans le respect des rêgles communautaires et nationales", a-t-il dit.

Selon La Provence, une altercation entre des militants de Greenpeace et des pêcheurs a éclaté samedi matin sur le Vieux-Port de Marseille. Un journaliste de France 3 aurait été molesté par les pêcheurs, selon le journal.

Et à Paris, une vingtaine de manifestants de Greenpeace se sont rassemblés samedi sur le Pont Saint-Louis à Paris pour "sauver le thon rouge", dans le cadre d'une journée de mobilisation prévue de longue date dans 21 villes de France.

SOS-planete





Auteur : Rédaction TF1

Source : lci.tf1.fr