Microphotographie, l'art de voyager dans l'extrêmement petit - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/12/2011 à 13h49 par Fred.

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Microphotographie, l'art de voyager dans l'extrêmement petit

 
À la frontière entre l'art et la science, la microphotographie est un précieux outil de recherche, qui nous révèle « un monde inconnu ». Interviews.

Qu'est-ce que la microphotographie ?

Denis Palanque, photographe naturaliste*: La microphotographie, c'est réaliser des prises de vue à partir d'un microscope optique traditionnel de laboratoire ou à partir d'un microscope électronique à balayage. Ce sont des grossissements au-delà de l'échelle 10:1, ce qui signifie que l'image représente l'objet 10 fois plus gros que sa taille réelle.

Souvent, ces techniques sont utilisées pour observer les détails d'animaux, d'objets, en biologie, en paléontologie, dans l'industrie et même parfois en photographie en tant qu'art. On obtient des images d'une précision remarquable, qui nous révèlent un monde inconnu.

Quel est l'intérêt pour la science ?

Cela permet de voir des choses qu'on ne peut percevoir à l'oeil nu, mais aussi et surtout d'en garder des traces. Cela ouvre véritablement un nouveau monde. Mais il y a également beaucoup de photographes naturalistes qui prennent des photos à partir du microscope optique et qui font véritablement de l'art. C'est magnifique.

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Pourquoi ne travaillez-vous qu'avec des animaux morts ?

Avec les MEB traditionnels, on peut observer toutes sortes d'objets mais ils doivent être secs (fragments de roche, petits animaux desséchés, etc.). Ceux-ci sont recouverts d'or, de palladium ou de carbone afin de bien conduire les électrons et l'observation se fait dans le vide.

Pas question d'observer du vivant ! La nouvelle génération des MEB (photo ci-dessus) lève ces contraintes. On peut ainsi observer de précieux spécimens de musée sans aucune métallisation ou préparation. C'est un grand progrès.

Dans votre domaine, la paléontologie, qu'apporte cette technique ?

On peut observer des microfossiles qui sont conservés dans des roches parfois très anciennes (pollens, plancton). Le MEB restitue fidèlement l'aspect tridimensionnel de ces objets avec une profondeur de champ étonnante.

On peut véritablement explorer l'objet à l'infini et “voyager” virtuellement à l'intérieur. Cette technique permet d'identifier les espèces et de comprendre leur fonctionnement.

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Votre plus belle découverte avec cette technique ?

Des fossiles de crustacés datant du Jurassique parfaitement conservés, retrouvés dans le gisement de La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche, et qui datent d'il y a environ 165 millions d'années.

Au microscope électronique, j'ai pu observer les organes restés presque intacts ! On y voyait les détails de la structure visuelle en trois dimensions, comme les cellules de la rétine. Le MEB nous a permis de reconstituer entièrement l'oeil du fossile. C'est exceptionnel !

Ces crevettes avaient des yeux très développés, un peu comme ceux aujourd'hui des libellules. Puis on a utilisé la microtomographie pour reconstituer l'appareil digestif de la crevette. Nous avons ainsi pu déterminer ce qu'elle mangeait — des larves d'autres animaux et d'autres crevettes.

Combinées, la microtomographie et la microphotographie permettent de reconstituer partiellement la morphologie et le mode de nutrition des animaux, mais aussi leur place dans la chaîne alimentaire.

Et du côté des autres disciplines ?

Le MEB est bien sûr utilisé dans l'industrie pour observer la structure de produits manufacturés (fibres, cristaux, microcapsules incorporées à certains tissus, etc.).

Le CT-scan, quant à lui, permet aux industriels de vérifier la structure de pièces métalliques ou de composants électroniques, notamment dans l'aéronautique et l'industrie automobile, où la précision est cruciale.

Ces techniques intéressent bien sûr la médecine (observation en 3D des structures osseuses pour certaines maladies comme l'ostéoporose). Sans oublier la police scientifique !

Et l'art dans tout cela ?

C'est très bien, j'adore ! Même moi, en tant qu'utilisateur scientifique, je suis souvent fasciné par la beauté des mondes microscopiques : c'est tellement mystérieux !

 

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Pour lire la totalité de l'article, cliquer ICI

 

Un article de Frédérique Josse, publié par nationalgeographic.fr

 

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Auteur : Frédérique Josse

Source : www.nationalgeographic.fr

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