Michel Tarrier : "Il faut arrêter de faire des enfants !" - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 01/11/2011 à 14h24 par Mich.


MICHEL TARRIER : "IL FAUT ARRÊTER DE FAIRE DES ENFANTS !"

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Michel Tarrier : "Il faut arrêter de faire des enfants !"

 

D'ici à 2050, nous serons plus de 10 milliards d'humains sur une planète déjà exsangue. Quelles seront les conséquences ? Peut-on inverser la tendance ?

 

7 milliards d'êtres humains, et moi, et moi, et moi ! Depuis lundi, ce seuil symbolique est atteint, et déjà dépassé ! Chaque seconde, la population mondiale croît de 2 nouveaux habitants, soit 200.000 par jour... En 2050, nous serons ainsi près de 10 milliards à nous partager une planète en surchauffe.

« C'est un défi et un appel à agir », a déclaré Babatunde Osotimehin, directeur du Fonds des Nations unies pour la population. La surpopulation, selon lui, n'est « pas une question de place, c'est une question d'équité, d'égalité des chances et de justice sociale ».

Alors faut-il arrêter de faire des enfants pour leur garantir un avenir correct ? C'est le cheval de bataille du naturaliste et écologiste Michel Tarrier, auteur de Faire des enfants tue... la planète. France-Soir a interrogé ce défenseur de la « dénatalité ».

FRANCE-SOIR : Sept milliards d'êtres humains sur la planète, faut-il s'en réjouir ?

MICHEL TARRIER : C'est effrayant, à cause de notre mauvais comportement, et de l'état des lieux effroyable. C'était déjà vrai à trois milliards, et ce sera pire à dix milliards, en 2050. Les démographes veulent nous rassurer en pariant sur le fait qu'on atteindra un seuil. Je n'y crois pas. Aujourd'hui, il faut une conscience universelle de l'urgence à réduire la population.

F. -S. : Quelles seront les conséquences de ce boom ?

M. T. : Pour nous, pays nantis, la vie est belle. Les Etats-Unis se remettent de tout, des ouragans ou du 11 septembre, en exploitant ceux qui ont moins. C'est la sélection naturelle. En 2050, on aura de plus en plus de guerres d'appropriation pour aller chercher du pétrole, et de l'autre, des fondamentalistes qui vont exploiter des désespérés. Ce sera une crispation permanente. Le progrès s'annonce contre-productif.

F. -S. : Vous prônez la dénatalité. Pourquoi ?

M. T. : Dans un ascenseur pour 15 personnes, on ne peut pas monter à 200 ! Nous sommes trop nombreux car nous sommes trop malheureux. Près de 1,4 milliard d'habitants survivent avec moins d'un dollar par jour. Nous consommons les ressources d'une planète et demie, nous aurons bientôt besoin de trois planètes. La planète est le seul organisme qui nous fasse crédit sans caution !

Il faut prendre conscience de notre finitude. Autrefois, on croyait que la Terre était plate, maintenant, on la voudrait rechargeable et extensible. Nous, les bâtisseurs, avons inventé la destruction. Que laisserons-nous à nos enfants ? Rien. Il faut se placer en « croissance zéro », redescendre sous les 7 milliards d'humains.

 

 

F. -S. : Il faudrait donc arrêter de faire des enfants ?

M. T. : Oui, la meilleure façon de les aimer, c'est de ne pas en faire, ou le moins possible ! Et d'aider les habitants du Sud à faire de même, en développant la contraception gratuite. Car c'est exponentiel : si on se reproduit pour soutenir les vieux et payer nos retraites, nos enfants eux-mêmes devront faire plus d'enfants.

Quand s'arrêtera-t-on ? Les gens qui naissent dans des zones désertifiées sont déjà des écoréfugiés. Dans deux générations, on n'aura du pétrole, de l'eau et de la nourriture, que si l'on est très riche. Et pourtant, quand la France est passée de 2 à 2,1 enfants par femme, on a considéré cela comme une victoire !

F. -S. : Pourquoi ce discours sur la dénatalité, présent dans les années 1970, est-il absent du débat ?

M. T. : Car c'est un tabou, cela déstabilise. De rares personnes, comme Yves Cochet, l'ont fait. L'ONU évoque le sujet dans des communications véhémentes, mais les pays concernés ne suivent pas. Aujourd'hui, c'est « après nous le déluge » ! D'ici à 2050, la moitié de l'humanité vivra dans des mégapoles. Les autres seront sur des terres mortes. Réduisons-nous ! L'homme n'est pas l'avenir de la Terre : il est la dernière espèce apparue et sera la première à disparaître.

 

Un article de Juliette Demey, publié par francesoir.fr

 

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Auteur : Juliette Demey

Source : www.francesoir.fr