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Mauvaises herbes revalorisées - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 23/05/2011 à 08h22 par geof.

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Mauvaises herbes revalorisées

 
Le projet baptisé «Communes et écoles sans pesticides», qui lie ces communes à de nombreuses associations, dérive de l'initiative Luxembourg sans OGM. L'objectif commun est de bannir les pesticides de tous les terrains publics. Mais il s'agit aussi de sensibiliser la population avec un message clair : les mauvaises herbes sont préférables à une nappe phréatique contaminée.

De notre journaliste Christiane Kleer

Orties, pissenlits, liserons : pendant des années, ces petites plantes qui aparaissent sans invitation dans les fissures des murs et sur les trottoirs, ont été les cibles préférées des services des espaces verts des communes. Car même si elles sont aussi vertes que d'autres plantes, ces intrus ne correspondaient pas à l'image d'une place publique propre et soignée.

C'étaient des mauvaises herbes qui devaient être exterminées, une fois pour toutes, et ce au dépens de l'environnement et de la santé des citoyens, des plus vulnérables.

«Il y a vingt ans, nos cours d'école ont été systématiquement aspergées d'herbicides, se souvient Camille Gira, bourgmestres de Beckerich. C'est incroyable, quand on s'imagine que les enfants ont joué sur des terrains imbibés d'un produit aussi toxique.»

Comme douze autres communes, dont Esch-sur-Alzette, Bettembourg et Hesperange, Beckerich a décidé de se rallier à l'initiative «Communes et écoles sans pesticides».

OGM et pesticides : le lien génétique

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard que l'association Luxembourg sans OGM a constitué, en mars dernier, ce nouveau projet.

Globalement, il existe un lien direct entre les OGM et l'utilisation massive de pesticides et d'herbicides. Car l'un des principaux arguments de vente des commerçants de semences génétiquement modifiées, la résistance aux inclans et mauvaises herbes, est une farce. «Des études ont montré que les paysans qui cultivent des OGM doivent utiliser davantage de pesticides parce que les mauvaises herbes en contact avec leurs cultures OGM ont développé des résistances», explique Maurice Losch, président de Luxembourg sans OGM.

Et même si le gouvernement du Grand-Duché est un des leaders européens de la lutte contre les OGM, la prolifération des pesticides est un problème dans le pays. Près de 90% des produits de ce genre sont dispersés par les agriculteurs. Mais ces derniers ne sont pas principalement visés par l'initiative «communes et écoles sans pesticides». «Juridiquement, les communes ne peuvent agir que sur leurs propres terrains», rappelle Maurice Losch.

De toute façon, le pesticide le plus couramment utilisé par les services des communes, le Roundup Ready de Monsanto, qui représente 10% de l'ensemble des produits utilisés, serait le plus nocif pour l'environnement et la santé des citoyens. Pour Raymond Aendekerk, de natur&emwelt, ce produit est «l'enfant terrible de la biodiversité», étant donné qu'il contamine durablement la nappe phréatique et les sols cultivables.
 


 

Actuellement, la nouvelle initiative espère que de nouveaux adeptes rejoindront rapidement le cercle des communes sans pesticides. Luxembourg sans OGM a même élaboré un projet de délibération type destiné à l'utilisation des conseils communaux intéressées.

Mais les signataires avouent aussi que la revalorisation des mauvaises herbes nécessite un travail de conviction auprès de la population. «Il faut changer la terminologie et ne plus parler de mauvaises herbes ou d'assainissement», estime Guy Urbany, président de l'Emweltberodung et conseiller écologique à la commune de Bettembourg.

«À Beckerich nous avons mis des photos de "mauvaises herbes" dans notre journal communal pour montrer que la plupart sont en effet très jolies», ajoute Camille Gira.

Demain soir, l'organisation invite tous les intéressés à participer à une ciné-conférence, où la journaliste française Marie-Monique Robin présente son nouveau documentaire Notre poison quotidien qui traite du problème des pesticides.

 

Un article de Christiane Kleer, publié par LeQuotidien

 

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Auteur : Christiane Kleer

Source : www.lequotidien.lu

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