Massacre intensif des otaries en Namibie - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 01/03/2011 à 23h22 par Tanka.


MASSACRE INTENSIF DES OTARIES EN NAMIBIE

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Massacre intensif des otaries en Namibie

 
À la première lueur du jour, au-dessus des plages de Namibie, le sable devient rouge sang, ce qui marque le début du massacre annuel de plusieurs milliers d'otaries. Malgré leur co-existence paisible avec les êtres humains, les petits sont séparés de leurs mères, qui se lamentent sur le sang de leur progéniture. Les chasseurs les tuent sans aucun état d'âme. Les petits rejettent le lait maternel par la bouche et le nez, après avoir été poignardés.
Un peu d'histoire !

À une période très éloignée, des colonies d'otaries vivaient sur les deux plus grandes îles côtières d'Afrique du Sud, Robben Island et Dassen Island. Des otaries étaient régulièrement retrouvées échouées ou noyées sur les côtes d'Afrique du Sud, à leur naissance. Le gouvernement sud africain qualifiait cette tragédie de naturelle.

Or, la réalité est assez différente...

Chassés de leurs îles natales, les otaries ont été parquées dans des îles de la taille d'un rocher et sans cesse inondées lors de la hausse du niveau de la mer, par temps d'orage. La politique de contrôle de la population de ces animaux n'autorisait alors qu'un seul mètre carré pour trois ou quatre otaries.

En cas d'inondation, les otaries se retrouvaient entassées de huit à douze sur un seul mètre carré, ce qui rendait tout mouvement insupportable. Les nouveaux-nés, ne sachant pas encore nager, étaient quant à eux emportés par la mer. En plus de la noyade, la famine causée par la surpêche, l'emprisonnement dans les filets des pêcheurs et bien sûr le massacre sont les causes évidentes de la considérable diminution de la population des otaries.

Par conséquent, il est évident que les conditions de vie des otaries, ainsi que leur génocide ne sont pas des faits naturels, mais des faits causés par l'intervention du gouvernement. Pour survivre, les colonies d'otaries, proches de l'extinction, se réfugient sur le continent. Aujourd'hui, Robben Island et Dassen Island sont totalement dépourvues d'otaries.

Un programme de Seal Alert, organisation active depuis 1999, qui lutte pour mettre fin aux injustices, à la cruauté et aux abus, directement sur le terrain et dont les principales méthodes sont l'enquête, le secours et la réhabilitation des otaries, est actuellement en place pour rendre l'île de Robben Island aux otaries.

De l'exil au massacre !

Malgré le fait que les otaries du Cape figurent sur la liste de la CITES (Convention on the International Trade in Endangered Species), ces animaux continuent d'être exportés à travers le monde. En 1990, l'Afrique du Sud met fin à la chasse aux otaries.

Protégés par le Seal Protection Act depuis 1973, les otaries continuent d'être massacrées en Namibie sans qu'aucun chasseur n'ait été arrêté pour ces actes de cruautés. La Namibie demeure l'un des seuls pays à utiliser des pratiques particulièrement cruelles et inadmissibles. Les chasseurs rassemblent les bébés otaries sur la terre, en les empêchant de rejoindre la mer. Et comme les otaries tentent de s'enfuir, ils les poignardent à coups de couteau. Elles s'effondrent alors, rejetant le lait de leurs mères, et agonisent lentement, tout ceci avec la bénédiction du gouvernement namibien, qui accorde aux chasseurs le droit de torturer et de massacrer ces créatures sauvages et protégées.

Les touristes encouragent également ce massacre et certains n'hésitent pas à y participer. La moitié du quota de l'abattage sélectif s'explique par le nombre de touristes participant à ces cruautés. Le quota de l'année 2006 était de 85000 bébés otaries et de 6000 adultes tués. Le quota 2007 excède même le nombre de bébés otaries à l'intérieur des colonies.

Assistera-t-on cette année au génocide des bébés otaries ?

L'oisiveté du gouvernement !

À cause d'anciennes lois, les pêcheurs sont autorisés à emporter dans leurs excursions des armes et des explosifs par « peur des pirates ». Chacun sait que le seul objectif réel est de cibler secrètement les otaries.

Le prétexte de la Namibie pour justifier ces horreurs est l'industrie du poisson. Des scientifiques ont mené des recherches et ont prouvé que ce massacre ne se justifiait pas, puisque 98% de la récolte de poissons sont exportés, contre seulement 2% consommés localement, mais le gouvernement namibien refuse de l'admettre.

Par ailleurs, entre 250000 et 500000 otaries meurent de faim à cause de la pêche intensive et la plupart des espèces de poissons ont considérablement diminué. Encouragés par le gouvernement, les pêcheurs touchent une généreuse récompense par tête. Beaucoup d'otaries, à défaut d'être tuées, se retrouvent prisonnières des filets des pêcheurs et blessées par les sangles qui s'enroulent autour de leur cou. Les otaries du Cap sont une espèce protégée depuis 1973, mais étrangement, aucun texte n'a été rédigé à ce sujet.

Les courriers adressés au Président namibien restent ignorés. Quant au Premier Ministre Nahas Angula, il réclame fermement l'augmentation des quotas chaque année. Le massacre des otaries de Namibie est le second plus grand massacre de mammifères marins au monde. La Namibie ne s'aligne pas sur les autres nations à propos de la protection des animaux marins, et l'augmentation continue des quotas représente une véritable menace pour l'avenir de la vie sauvage.
 

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Auteur : chasse-aux-phoques.com

Source : www.chasse-aux-phoques.com