Marges : sept grandes surfaces de la Loire passées au crible - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 06/12/2009 à 18h25 par Michel95.

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Marges : sept grandes surfaces de la Loire passées au crible

Information recueillie par Michel95

"Abracadabra.... Par ici la monnaie...!"

Les prix à la consommation augmentent, alors que ceux à la production diminuent.

L'UFC Que choisir l'a testé sur trois produits de consommation courante

Entre le 26 septembre et le 10 octobre, les enquêteurs de l'UFC Que choisir, association de consommateurs, ont parcouru les rayons alimentaires de la grande distribution.

Objectif, relever les prix de 140 produits de consommation courante, peu transformés, afin d'établir un comparatif entre le prix de vente au consommateur et le prix d'achat au producteur.

Dans la Loire, les équipes de l'UFC Que choisir ont oeuvré dans sept grandes surfaces du sud du département (1).

À partir de trois produits basiques, très consommés par les ménages, l'UFC a pu dresser un premier constat.

Ainsi la barquette d'escalopes de poulet (deux pièces) de marque de distributeur est vendue en moyenne 11,94 le kilo, alors que selon l'UFC, cette volaille est payée au producteur, en moyenne, 2,11 le kilo.

Même chose pour la côte de porc, achetée 1,34 le kilo, et revendue 5,87 , et pour le lait, payé 29 centimes le litre au producteur, et revendu entre 70 et 79 centimes, selon la marque.

À chaque fois, l'UFC constate un différentiel important, et cherche des explications.

Alors que les prix agricoles baissent ou stagnent à la production (entre 1992 et 2009, - 5 % pour le lait, - 26 % pour le porc, + 2 % pour la volaille), ils flambent pour le consommateur : + 22 % pour le lait, + 25 % pour le porc, et + 41 % pour la volaille pendant la même période, note l'association qui a écrit aux directeurs des grandes surfaces où l'enquête a été réalisée.

« Cinq n'ont pas répondu, souligne Mary Violette Goffinet, présidente, l'un nous a fait une réponse évasive.

Un seul nous a fait une réponse claire expliquant poste par poste le contenu de cette marge.

Si une seule personne répond, poursuit Mme Goffinet, c'est que les marges ne sont pas aussi transparentes qu'on veut nous le faire croire ».

L'UFC veut aussi balayer l'argument souvent avancé que la hausse des prix au consommateur serait liée à la hausse des prix agricoles.

Elle veut certes alerter les consommateurs là-dessus, mais aussi les parlementaires.

« Nous allons écrire aux députés et sénateurs afin que concernant les produits de base, qui subissent peu de transformation, on mette en place un coefficient multiplicateur ».

Le dispositif existe déjà pour les fruits et légumes et il pourrait être mis en place sur la base d'une concertation au sein de l'Observatoire des prix et des marges, composé de représentants des administrations, professions agricoles, industrie, distribution et consommateurs.

Ce coefficient serait activé en cas d'évolution injustifiée des prix, avec une utilisation limitée dans le temps.

Christine Colomb

Source et tableau comparatif

 

Pour en savoir plus sur la situation planétaire

 

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