Marées de déchets, plages françaises en danger - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 10/05/2013 à 15h24 par kannie.


MARÉES DE DÉCHETS, PLAGES FRANÇAISES EN DANGER

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Marées de déchets, plages françaises en danger

 

Les plages de l'île d'Oléron ont récemment été envahies par plusieurs tonnes de déchets enfouis dans les années 1970 avec l'autorisation de l'Etat français. Quarante ans plus tard, la montée du niveau de la mer les fait remonter à la surface.

Atlantico : Plusieurs plages de l'île d'Oléron se retrouvent aujourd'hui envahies par les ordures alors qu'une déchetterie locale a été mise à nu suite à la montée des eaux. Qualifié de "cauchemar" ce phénomène peut-il aujourd'hui se reproduire dans d'autres zones du littoral français, tout aussi marquées par la hausse du niveau de la mer ?

Béatrice Cornic : Il peut effectivement se reproduire sur d'autres plages où l'on a aussi pratiqué ce type d'enfouissement, c'est à dire non loin du niveau de la mer.

Ces déchetteries ont pour plusieurs d'entre elles été créées afin de compenser les trous causés par les bombardements de la seconde Guerre Mondiale. Combiné à un phénomène d'érosion (départ de sable) très actif, il est donc tout à fait possible, en théorie, d'envisager de nouvelles marées de déchets à l'avenir sur d'autres plages.

Comment s'opère concrètement ce phénomène d'érosion ?

Par exemple la façon dont un port est construit impacte très nettement les courants marins, ces derniers ne pouvant plus transporter comme à l'habituel les sédiments (sable, cailloux, nécromasse) qui sont censés "alimenter" les plages. Peu à peu le littoral perd de son volume et la mer finit par prendre le dessus. La période de changement climatique que nous vivons actuellement n'arrange rien à l'affaire, puisqu'elle s'accompagne de plusieurs tempêtes de fortes intensités (notamment Klaus et Xynthia, NDLR) qui modifient la forme des vagues et facilitent encore plus le départ de sables.

L'érosion s'explique aussi dans certains sites (notamment le Nord de la France) par la construction de murs de haute-plage qui sont faits de béton ou d'enrochements, ces derniers provoquant des chocs de houle qui accélèrent ce même processus.

L'aménagement des fleuves et des rivières provoque en parallèle une diminution des sédiments qui parviennent en mer. Par ailleurs, bien que ce ne soit plus le cas aujourd'hui en France, on a pendant longtemps prélevé du sable sur les plages (notamment à des fins industrielles, NDLR). Pris ensemble ces éléments ont contribué a dérégler le fonctionnement du système dit de "sédimentation" qui permettait jusque là de stabiliser le niveau de la mer.

Quels sont les sites qui, de par leur configuration, pourraient potentiellement être touchés par ce type de catastrophe ?

L'ensemble des plages françaises est aujourd'hui touché, mais dans des mesures plus ou moins importantes. C'est principalement le cas à Oléron mais aussi sur l'île de Ré, les côtes landaises en Aquitaine, le Nord Pas-de-Calais (Wimereux) ou encore certaines plages de Vendée (St-Hilaire du Riez) et du Finistère Sud.

 

 

Est-il possible de se prémunir contre ces remontées de déchets ? Par quels moyens ?

Les techniques sont multiples et peuvent s'opérer à plusieurs niveaux. La nature est bien faite et il suffit parfois de simplement l'aider à retrouver son cycle naturel.

On peut ainsi utiliser des ouvrages en géocomposite qui permettent, une fois qu'ils sont disposés en fonction de la structure des plages, de capter naturellement le sable transporté par les courants pour que la plage puisse se reconstituer. Cela permet de retrouver des stocks de sable suffisant pour reconstituer une dune qui s'affaisse.

On trouve aussi la méthode plus classique du "rechargement de plage" qui consiste à replacer plusieurs tonnes de sable là où il manque le plus, mais il s'agit d'une option coûteuse et qui porte son lot d'effets négatifs à long terme. On peut, de façon plus légère, utiliser des clôtures de ganivelles qui permettent de maintenir les dunes.

Des initiatives intéressantes existent aussi en amont sur le plan du traitement des déchets, comme celles de l'archipel des Glénan (Finistère Sud) où l'on trouve une barge destiné au stockage des déchets des habitants. Cela permet d'éviter l'usage de déchetteries enfouies dont le risque à long terme est effectivement bien réel. Les municipalités ont aussi pour beaucoup fait des efforts en améliorant la gestion et la réception de ces déchets.

 

Un article publié par atlantico.fr et relayé par SOS-planete

 

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Auteur : Atlantico

Source : www.atlantico.fr