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Cette actualité a été publiée le 13/12/2009 à 14h58 par Tanka.


MAIS QU'EST DEVENUE LA COUCHE D'OZONE ?

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Mais qu'est devenue la couche d'ozone ?

Information recueillie par Tanka.


C'était le 16 septembre 1987. Les représentants de vingt-quatre pays sont réunis à Montréal (Canada) au chevet de la planète. Il n'est pas question de dérèglement climatique ou d'augmentation du niveau de la mer, comme en ce moment à Copenhague, mais de trouver une solution pour combler un trou béant dans l'atmosphère au-dessus de l'Antarctique.

Depuis la fin des années 1970, les scientifiques s'alarment de cette atteinte à la couche d'ozone, qui nous protège du rayonnement solaire ultraviolet.

Ce jour-là, à Montréal, les dirigeants s'engagent à éradiquer les chlorofluorocarbures (CFC), utilisés notamment dans les bombes aérosols ou les réfrigérateurs et considérés comme des gaz « mangeurs d'ozone ». Vingt-deux ans après la signature de ce protocole, tout le monde s'accorde aujourd'hui pour saluer un accord historique. Et pourtant... le trou dans la couche d'ozone n'a toujours pas disparu. L'an dernier, il a même culminé à 27,2 millions de kilomètres carrés, soit une superficie plus grande que les Etats-Unis, le Canada et le Mexique réunis ! Il faudra un demi-siècle pour se débarrasser définitivement des CFC accumulés depuis trente ans dans l'atmosphère et les scientifiques estiment que la couche d'ozone ne sera entièrement reconstituée qu'entre 2050 et 2075.

« Le premier accord environnemental contraignant »

« Ce protocole de Montréal répondait à une urgence et au principe de précaution, rappelle Antoine Bonduelle, membre de l'association Réseau action climat (RAC). C'est presqu'un miracle que les dirigeants de la planète aient trouvé une solution de reconstitution de la couche d'ozone en seulement cinquante ans. »

Comme pour le réchauffement climatique aujourd'hui, certains scientifiques de renom mettaient déjà en doute la thèse officielle. « Le vulcanologue Haroun Tazieff était de ceux qui niaient l'origine humaine du trou dans la couche d'ozone, rappelle Sophie Godin-Beekmann, directrice de recherche au CNRS. Mais, au final, c'était la première fois que les dirigeants de la planète signaient un accord environnemental contraignant pour les pays développés et incitaient les industriels à trouver des solutions de substitution aux CFC.

Un fonds mondial d'aide aux pays en développement avait été créé et les Etats mandataient les scientifiques pour faire des rapports réguliers de l'état de la couche d'ozone, comme on le demande aujourd'hui aux experts du Giec (NDLR : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) pour le climat. »

Si le parallèle est saisissant avec les négociations actuelles qui se jouent dans la capitale danoise, parvenir à un accord efficace à Copenhague d'ici la semaine prochaine paraît en revanche beaucoup plus hypothétique. « L'énorme différence est que l'arrêt des émissions de CFC était indolore pour la population et pour les industriels qui étaient déjà prêts à mettre sur le marché des produits de substitution, souligne Vincent-Henri Peuch, du Centre national de recherche météorologique. Aujourd'hui, il n'y a pas de solution douce pour lutter contre les émissions de CO2. Il va falloir se faire violence et sans doute changer notre mode de vie au quotidien pour trouver une solution au problème. »

Pour en savoir plus sur la situation planétaire