Ma vie près de l'usine à gaz - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/10/2011 à 17h32 par Kannie.


MA VIE PRÈS DE L'USINE À GAZ

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Ma vie près de l'usine à gaz

Les deux sphères en acier de l'usine Primagaz sont situées à une centaine de mètres des premières habitations
 

Ville ferroviaire bien connue, Saint-Pierre-des-Corps est aussi une ville "Seveso". Pas moins de trois sites classés sous cette appellation sont recensés sur son territoire : deux dépôts pétroliers et un centre emplisseur de gaz.

Siège historique de la société Primagaz, ce dernier emploie 300 personnes, alimente 80.000 foyers et produit un peu moins de trois millions de bouteilles de butane et de propane par an.

Visible de loin avec ses deux gigantesques sphères en acier, la plateforme présente une autre caractéristique : sa proximité avec un petit quartier d'habitations dont une partie remonte à la fin des années 50. Vivent ici principalement des "petites gens" -retraités, employés communaux, primo-accédants...- comme en témoigne la modestie de leurs habitats : certaines maisons ne dépassent pas en effet 60 m2 au sol.

Primagaz était là avant tout le monde puisque l'usine a été construite en 1937. Et jamais personne ne s'est plaint de ce voisinage industriel. Aucun accident significatif n'a eu lieu sur le site depuis sa création.

Quant aux nuisances, limitées au trafic de camions et aux odeurs de mercaptan éthylique (un additif permettant de détecter les fuites), les riverains ont appris "à vivre avec", comme dit l'un d'eux.

Tout allait bien donc. Jusqu'à il y a trois ans environ. L'application de loi Bachelot de 2003 introduisant une notion de maîtrise de l'urbanisme autour des sites Seveso a changé la donne.

La réalisation d'un Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) a été lancée. Dans l'attente de sa finalisation, prévue pour octobre 2012 (après avoir été reportée d'un an), tout est "gelé" dans le quartier.

Les propriétaires ne peuvent pas effectuer de travaux d'extension chez eux. Pire : la menace d'une expropriation pèse sur environ 70 maisons situées dans un rayon de 350 mètres autour du point névralgique de Primagaz -son poste de chargement et de déchargement des camions.

(...)

D'ici un an, logiquement, la procédure PPRT devrait être finalisée par les services de l'Etat. Primagaz a déposé, fin juillet, une nouvelle étude de reconfiguration de son site, d'un coût compris entre 6 et 8 millions d'euros.

Plusieurs mesures nouvelles ont été proposées, notamment le déplacement du fameux centre de transfert-camion à l'intérieur même du site. Son repositionnement vers le nord réduirait ainsi à zéro le nombre d'expropriations, assure-t-on chez Primagaz.

Reste à savoir si son rapprochement vers la Loire ne va pas soulever d'autres problèmes. "A cet endroit, la digue n'est pas très large, souligne Jean-Jacques Leboeuf, au sein de l'association des riverains. Une crue conjuguée à un problème extraordinaire pourrait provoquer une catastrophe. On l'a vu à Fukushima."

Chez Primagaz, on assure que le projet est sans danger.

 

Pour lire la totalité de cet article de Frédéric Potet, publié par lemonde.fr, cliquer ICI

 

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Auteur : Frédéric Potet

Source : saintpierredescorps.blog.lemonde.fr