Limiter les pollutions à la suie et au smog pour lutter contre le réchauffement - #WikiSurTerre

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Cette actualité a été publiée le 15/06/2011 à 19h11 par Mich.


LIMITER LES POLLUTIONS À LA SUIE ET AU SMOG POUR LUTTER CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT

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Limiter les pollutions à la suie et au smog pour lutter contre le réchauffement

 

Publiée mardi 14 juin, l'analyse a été menée conjointement par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) et l'OMM (Organisation météorologique mondiale). Elle préconise une action rapide sur le carbone noir et l'ozone troposphérique, rappelant toutefois que le dioxyde de carbone (CO2) reste le paramètre crucial du réchauffement climatique.

Drew Shindell, de l'Institut Goddard pour l'étude de l'espace de la NASA, a déclaré : « Ce rapport a apporté plus de clarté quant à la complexité des effets de réchauffement et de refroidissement d'une gamme de polluants. Il utilise l'information scientifique pour démontrer qu'il y a des mesures claires et concrètes qui peuvent être prises pour aider à protéger le climat mondial à court et à moyen terme. »

La suie, un composant toxique

D'après cette étude, une réduction de la présence de suie dans l'atmosphère limiterait la fonte des glaciers de montagne. Elle diminuerait de plus de deux tiers le réchauffement projeté dans l'Arctique au cours des décennies à venir. Le carbone noir est un ensemble de composés chimiques résultant de la combustion incomplète de combustibles fossiles et de biomasse.

Il comporte des éléments toxiques, voire cancérigènes. Contrairement au dioxyde de carbone qui persiste dans l'atmosphère pendant des siècles, la suie n'y reste que quelques jours à quelques semaines. La diminution de ce « forceur climatique de courte durée » entrainerait donc des gains quasi immédiats.

L'ozone troposphérique, un polluant majeur

Contrairement à son homonyme des hautes couches atmosphériques qui nous protège des rayonnements solaires dangereux, l'ozone (O3) des basses couches est nocif. Très oxydant, il constitue même un polluant majeur de l'air, principal constituant du smog, nuisible à notre santé et à l'environnement.

Il provoque irritations oculaires, maux de tête, toux et altération pulmonaire. Le rapport estime ainsi qu'une importante réduction des émissions de ce gaz pourrait ainsi contribuer à réduire les dégâts agricoles d'1 à 4 % de la production mondiale annuelle de maïs, de riz, de soja et de blé.

L'ozone de basse altitude est issu de la transformation chimique de l'oxygène avec des polluants (oxyde de carbone - CO, oxydes d'azote - NOX, composés organiques volatils - COV,...) émis par les pots d'échappement des voitures et les activités industrielles sous l'action des rayons solaires.

Le méthane (CH4), puissant gaz à effet de serre, est également un précurseur d'ozone dans les basses couches atmosphériques.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, a résumé : « Les experts précisent qu'un petit nombre de mesures de réduction des émissions ciblées offrent des bénéfices spectaculaires pour la santé publique, agricole, économique et environnementale.

oici quelques exemples de mesures ciblées : récupérer le méthane dans les secteurs du charbon, du pétrole et du gaz grâce à un système de combustion et des fourneaux plus propres ; filtrer les particules émises par les véhicules fonctionnant au diesel ; ou encore interdire de brûler des déchets agricoles à ciel ouvert ».

 

Un article de pauline meyniel, publié par developpementdurable.com

 

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Auteur : pauline meyniel

Source : www.developpementdurable.com