Les zones mortes progressent dans les océans tropicaux - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 29/07/2009 à 11h54 par Alain THONONT.


LES ZONES MORTES PROGRESSENT DANS LES OCÉANS TROPICAUX

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Les zones mortes progressent dans les océans tropicaux

Le changement climatique entraîne une augmentation de la superficie des eaux pauvres en oxygène dans les océans tropicaux du monde. C'est la conclusion d'une étude internationale publiée dans Science (1). D'après les auteurs, des modèles climatiques prévoient une chute des concentrations en oxygène dissous, provoquée par le réchauffement global. Durant les 50 dernières années, les zones à faible concentration en oxygène situées entre 300 et 700 mètres de profondeur ont connu une expansion dans l'est de l'océan Atlantique tropical et le Pacifique équatorial. Les auteurs alertent donc sur le fait que «des niveaux réduits d'oxygène peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les écosystèmes et les économies côtières».

Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue), le nombre de zones mortes dans les espaces marins mondiaux serait d'environ 200. Le Golfe du Mexique en présente un exemple majeur (2).

(1) «Expanding Oxygen-Minimum Zones in the Tropical Oceans», Lothar Stramma et al., Science 2 May 2008: Vol. 320. no. 5876, pp. 655 – 658

(2) Voir l'article du JDLE «Des mesures insuffisantes pour sauver le Golfe du Mexique»

Des mesures insuffisantes pour sauver le Golfe du Mexique

Un article du journal scientifique Environmental science and technology explique que le nouveau plan engagé par le gouvernement fédéral des Etats-Unis pour réduire les zones mortes du golfe du Mexique est voué à l'échec. Dans cette partie de l'Océan Atlantique située entre les Etats-Unis et le Mexique, d'importantes quantités de phosphates et de nitrates en partie issus d'engrais agricoles se déversent dans le fleuve Mississipi et arrivent dans le golfe, entraînant un fort développement d'algues qui suppriment les ressources en oxygène nécessaires à la vie aquatique. Selon les estimations, seuls 9 Etats américains contribuent à plus de 75% de cette pollution.

L'auteur de l'article précise que les autorités fédérales et étatiques américaines ont décidé en 2001 de réduire la zone morte, mais ont échoué. L'Agence de protection de l'environnement (EPA) devrait publier la révision du premier plan d'action en juin, mais des experts estiment que cette ultime tentative n'aboutira pas si le Congrès n'adopte pas de nouveaux financements. Ce deuxième plan fixe un objectif de réduction de la zone morte d'ici 2015 à environ un quart de sa taille lors de l'été 2007 (soit 5.000 kilomètres carré). Il stipule que des réductions de 45% des nitrates et du phosphore entrant dans le Golfe « pourraient être nécessaires», mais n'impose pas officiellement d'objectifs de réduction. «Non seulement le plan ne fait pas avancer l'action, mais il la ralentit», a déclaré Donald Boesch, président du Centre pour la science environnementale à l'Université du Maryland. D'après lui, les Etats concernés par le plan seront tenus d'achever leurs stratégies de mise en oeuvre d'ici 2013, et il ne leur restera donc que deux ans pour réduire les nutriments d'ici 2015, sans qu'aucun objectif de réduction ni agenda n'aient été définis.