Les vêtements synthétiques polluent les océans - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 25/10/2011 à 21h18 par Fred.


LES VÊTEMENTS SYNTHÉTIQUES POLLUENT LES OCÉANS

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Les vêtements synthétiques polluent les océans

 
Titre original : Les fibres plastiques des vêtements synthétiques polluent les océans

 

Les fibres plastiques des vêtements en polyester ou en acrylique polluent les océans, et représentent une menace pour les espèces aquatiques.

Les peluches de vêtements qui sont produites lors d'un passage en machine à laver sont dangereuses. En effet, près de 2000 fibres polyester peuvent s'écouler dans la mer, sans être vues, d'un seul pull lors d'un cycle de lavage, d'après ce qu'une nouvelle étude indique.

Ces peluches synthétiques peuvent s'infiltrer dans les systèmes de traitement des eaux usées et ce jusqu'aux océans. Les conséquences de cette pollution sont encore peu connues, mais les scientifiques affirment que ces fibres plastiques microscopiques ont le potentiel pour affecter la vie marine.

L'existence de micro-plastiques dans l'environnement marin n'est pas, en elle-même, une révélation. Des morceaux plus importants de plastique se cassent progressivement pour produire des fragments microscopiques. Et des fibres plastiques ont déjà été retrouvées dans les systèmes de traitement des eaux usées ou sur les plages.

Mais personne n'avait étudié cette question à échelle mondiale, d'après l'écologiste Mark Browne, de l'Université de Dublin.

Mark Browne et son équipe ont recruté des collègues sur six continents pour prélever des échantillons de sable sur 18 plages distinctes.

De retour en laboratoire, les chercheurs ont séparé les plastiques du sable. Une analyse chimique a permis de montrer que près de 80% de ces filaments étaient faits de polyester ou d'acrylique, des composés très fréquemment utilisés dans la fabrication de textiles.

Toutes les plages étudiées étaient contaminées par ces peluches synthétiques. Chaque tasse de 250 millilitres de sable contenait au moins deux fibres et jusqu'à 31 pour certaines. Les échantillons les plus contaminés provenaient des zones dans lesquelles la densité de population humaine était la plus haute, suggérant que les villes sont une source importante de peluches synthétiques.

Mark Browne et son équipe ont pensé que les fibres plastiques pourraient entrer dans l'océan par le biais des systèmes de traitement des eaux usées. Les peluches synthétiques se sont révélées assez communes dans les eaux usées traitées et dans les sédiments des océans provenant de sites où des eaux usées avaient été déversées.

Dans tous les échantillons, les fibres contenaient principalement du polyester et de l'acrylique, comme ceux prélevés sur les plages.

Enfin, les chercheurs ont étudié la façon dont les peluches synthétiques avaient été rejetées dans les systèmes de traitement des eaux usées. Etant donné la composition du polyester-acrylique, ils ont pensé que les vêtements et les couvertures étaient une bonne piste à suivre.

Ils ont donc acheté un ensemble de couvertures, d'habits en polyester et ont demandé à trois volontaires de laver ces tissus en machine pendant plusieurs mois.

Ils ont prélevé les eaux usées des machines des volontaires et les ont filtré pour retrouver les peluches. Chaque article en polyester avait donné naissance à des centaines de fibres par lavage, d'après ce que l'équipe a indiqué dans son numéro du 1er Novembre du journal Environmental Science and Technology.

Les fibres polyester d'un pull-over pourrait ainsi avoir des effets dévastateurs sur l'environnement, d'après Mark Browne. D'autres études ont montré que les micro-plastiques absorbaient les polluants tels que le DDT dans l'océan.

D'après une autre étude de Mark Browne, les moules consomment des particules de plastique, qui entrent ensuite dans les vaisseaux sanguins des animaux et même dans leurs cellules. Si la même chose se produit dans la nature, les fibres de plastique pourraient « finir dans nos assiettes », incorporées dans les crustacés et les mollusques.

 

Un article de Sandra BESSON, publié par www.actualites-news-environnement.com

 

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Auteur : Sandra BESSON

Source : www.actualites-news-environnement.com