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Les souvenirs « étiquettent » les neurones - Le Vrai d'UFO's ;o)

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Cette actualité a été publiée le 23/05/2011 à 15h23 par Kannie.

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Les souvenirs « étiquettent » les neurones

 

Dès les premières étapes de la mémorisation, des neurones seraient «étiquetés» par des modifications chimiques et structurales prenant en charge la conservation des souvenirs.

 

Comment les souvenirs s'impriment-ils dans le cerveau ? On a longtemps pensé qu'un centre de la mémoire, l'hippocampe, formait les souvenirs et les conservait quelques semaines avant de les transférer vers le cortex. Mais des recherches réalisées à l'Unité CNRS UMR 5293 de l'Institut des Maladies neurodégénératives de Bordeaux par Édith Les­burguères, Bruno Bontempi et leurs collègues, montrent que le cortex et l'hippocampe collaborent dès les premières phases de la mémorisation. L'hippo­campe enverrait des signaux à une portion antérieure du cortex (le cortex orbitofrontal), et y «marquerait» certains neurones afin d'établir des échanges d'information durables se traduisant par la fixation des souvenirs.

Le marquage –ou «étiquetage»– serait obtenu par une suite de réactions biochimiques : un neuromédiateur (le glutamate), puis des enzymes (les protéines kinases) grefferaient des groupes acétyle sur des protéines nommées histones, autour desquelles s'enroule la double hélice d'ADN. Ces modifications biochimiques modifient l'expression des gènes dans les neurones étiquetés, et conduisent au renforcement des synapses avec leurs voisins, voire à la formation de nouvelles synapses. Ainsi sont «rassemblées» par des connexions nouvelles des assemblées de neurones interagissant de façon privilégiée. De telles assemblées seraient la trace neuronale et dynamique des souvenirs.

Les réseaux corticaux sont constitués rapidement, dès les premières heures, au sein du cortex orbitofrontal. Dès que ces étiquettes sont créées, l'hippocampe sait établir à tout moment la connexion avec elles et peut les réactiver périodiquement pendant le sommeil, ce qui consolide les souvenirs. La période de consolidation du souvenir s'étend sur une période d'un mois chez le rat, parfois de plusieurs années chez l'homme.

La découverte du phénomène d'étiquetage neuronal a permis aux neurobiologistes d'augmenter la force des souvenirs chez des rats en leur administrant des composés qui renforcent la fixation des groupes acétyle sur les histones dans les neurones corticaux : les modifications synaptiques sont alors plus fortes et les souvenirs mieux mémorisés.

De telles manipulations ouvriront peut-être la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre la maladie d'Alzheimer.
 

Un article de Sebastien Bohler, publié par Pour la Science

 

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Auteur : Sebastien Bohler

Source : www.pourlascience.fr

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