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Cette actualité a été publiée le 23/12/2009 à 00h53 par Phil.


LES SINGES PÂTIRONT AUSSI DU RÉCHAUFFEMENT

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Les singes pâtiront aussi du réchauffement

Information sélectionnée par Phil'

De nombreuses espèces de singes sont menacées par la hausse des températures révèle une nouvelle étude.

Particulièrement les primates d'Afrique qui se nourrissent de feuilles et qui risquent de ne bientôt plus rien trouver à se mettre sous la dent.

Singe Colobe. Image Dr Amanda Korstjens, Bournemouth University.

Des chercheurs anglais publient cette semaine dans la revue Animal Behaviour une série de nouvelles cartes montrant la distribution présente et à venir des primates dans le monde.

Ils prennent notamment en compte la répartition des différentes espèces en fonction de leur régime alimentaire ainsi que l'évolution prévisible de la couverture végétale mondiale par rapport au réchauffement climatique.

Selon leurs travaux, l'impact d'une hausse, même modérée, de la température annuelle moyenne (+ 2°c) sera conséquent pour les espèces de singes africaines.

En particulier pour celles qui se nourrissent de feuille comme le singe colobe.

En revanche, les singes du Nouveau Monde, en Amérique du Sud, ne seront pratiquement pas affectés par une telle hausse.

Toutefois, même les singes d'Amérique du Sud commenceront à souffrir si les températures augmentent de plus de quatre degrés (un scénario haut mais pas impossible) en raison de la fragmentation des habitats que cela risque d'engendrer.

Et les petites populations dispersées ont plus de difficultés à survivre.

Ces prédictions sont fondées sur l'analyse des contraintes écologiques que subissent les différentes espèces de singe.

Les chercheurs ont pris en compte notamment le temps de repos obligatoire des animaux. Les primates qui doivent se reposer plus que les autres ont ainsi moins de temps pour partir en quête de nourriture ou se livrer à des activités biologiques et sociales.

Or les chercheurs ont déterminé que ce temps de repos obligatoire dépend de trois facteurs : le pourcentage de feuilles dans le régime alimentaire, la variation de la température et la température moyenne annuelle. Plus il fera chaud et plus les singes seront astreints à de longues périodes de repos tandis que leur nourriture décroitra.

Les espèces africaines seront les plus touchées car les singes se nourrissant de feuilles sont cantonnés dans une petite bande autour de l'équateur et sont donc habitués à un habitat très spécialisé qui risque d'être bouleversé.

En Amérique du Sud, fructivores et mangeurs de feuilles sont bien moins nettement séparés et ils auront à priori moins de difficultés pour s'adapter à un changement de leur environnement, à condition qu'il ne soit pas trop important.

J.I. Sciences-et-Avenir.com

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