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Cette actualité a été publiée le 12/11/2011 à 19h56 par Tanka.


LES SCIENTIFIQUES DÉVELOPPENT UN TEST POUR LES PESTICIDES RÉSIDUELS

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Les scientifiques développent un test pour les pesticides résiduels

 
Titre initial :
Les scientifiques développent un test pour les pesticides résiduels provenant de l'aquaculture

 
Une équipe de chercheurs allemands a démontré que les poissons provenant des fermes aquacoles sont menacés par la contamination de pesticides provenant de la matière végétale qu'ils consomment. Ces résultats apparaissent à un moment où notre consommation de poissons, dont la moitié provient de fermes aquacoles, est plus importante que jamais, faisant du secteur un acteur important de l'industrie alimentaire avec un taux de croissance de 9%.

Pour protéger les consommateurs, l'équipe de scientifiques de l'Institut Fraunhofer de biologie moléculaire et d'écologie appliquée (IME) à Schmallenberg préconise que les poissons élevés en fermes soient testés contre des résidus de pesticides, une action qui n'avait jamais été entreprise dans l'aquaculture à ce jour.

L'augmentation de la demande en poissons a un effet boule de neige sur la demande en aliments destinés à l'alimentation des poissons, et les producteurs ont ainsi remplacé les ingrédients tels que la farine et l'huile de poisson pour des plantes telles que le soja, le maïs et le colza. L'équipe s'inquiète de la teneur possible de ces aliments en pesticides.

Bien que les techniques connues comme les études de métabolisme soient déjà utilisées pour tester si les ingrédients actifs des pesticides s'accumulent et sont décomposées par les ruminants, la volaille et les porcs, ces techniques actuelles ne peuvent être appliquées aux poissons. Les scientifiques ont donc tenté de créer leur propre système, pour tester si les substances chimiques s'accumulent dans les poissons consommant une alimentation contaminée.

«Premièrement, nous testons si l'ingestion d'aliments peut mener à l'accumulation de résidus de pesticides dans les tissus des poissons et nous observons les produits de dégradation ou métabolites résultant des processus de métabolisation des poissons. Ainsi, plus la substance est liposoluble, plus elle s'accumulera dans les tissus des poissons», commente le Dr Christian Schlechtriem, de l'IME. «Nos tests forment la base d'études ultérieures sur l'alimentation. Les résultats détermineront si ces études ultérieures, qui étudieront les taux maximaux de résidus de pesticide, sont nécessaires.»

Pour les tests, les scientifiques ont placé deux espèces de poissons souvent cultivées dans les fermes, la carpe et la truite arc-en-ciel, pesant de 300 à 500 grammes, dans des réservoirs mesurant 2 mètres cubes. Pour détecter et identifier les résidus de pesticides et leurs métabolites, l'équipe a ajouté une substance test par radio-marquage (un composé associé à une substance radioactive) aux aliments granulés que les poissons consommaient. Il s'agissait d'une étape complexe, car la manipulation de substances radiomarquées n'est pas évidente en milieu aquatique, mais un bon système de filtrage a permis d'éviter la dissolution de la substance par l'accumulation dans l'eau.

Les chercheurs ont ainsi testé la chair des poissons pour déterminer la présence de résidus de pesticides par l'application de méthodes analytiques très sensibles pour détecter la moindre quantité de résidus.

Le Dr Dieter Hennecke, également de l'institution allemande, ajoutait: «Nos tests ont utilisé toutes les possibilités dans leurs recherches pour retrouver des pesticides et leurs produits de dégradation dans les poissons, de l'élevage à l'analyse de tissus en laboratoire.»

Le nouveau test sera bientôt utilisé par tous les producteurs et importateurs désireux d'apporter un nouveau pesticide sur le marché européen. Conformément aux nouvelles exigences qui seront bientôt publiées par la Commission européenne, ils seront obligés d'enregistrer les pesticides et d'apporter toutes les informations prouvant qu'ils ne s'accumuleront pas dans les parties comestibles du poisson.

Pour de plus amples informations, consulter:

Fraunhofer-Gesellschaft :
http://www.fraunhofer.de/en.html
 

Un article publié par Cordis.europa
 

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Source : cordis.europa.eu