Les riches fabriquent des pauvres et la surpopulation détruit la Terre - L'atelier

Accueil

Cette actualité a été publiée le 03/12/2011 à 09h09 par Kannie.


LES RICHES FABRIQUENT DES PAUVRES ET LA SURPOPULATION DÉTRUIT LA TERRE

  • Google+
  • FaceBook
  • Twitter
  • Linked in
  • Tumblr
  • Google+  FaceBook   Twitter
  • LinkedIn  Tumblr
SOMMAIRE de Demain l'Homme - Accès aux derniers articles quotidiens du module principal WikiSurTerre
Les riches fabriquent des pauvres et la surpopulation détruit la Terre

 

Les écologistes, affligés par l'épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu'il nous faudra deux planètes ou plus pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu'il y a une planète des riches et une autre des pauvres.

La première, usurpée, n'est pas pour nous déplaire... Un milliard de riches occupe l'Amérique du Nord, l'Europe, l'Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du tiers monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu'on ne saurait voir) : quart monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s'adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du coeur, etc.

Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d'avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde.

Le premier Monde s'approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc.

Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l'excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d'épuiser ne s'arrête pas où commence celle des autres 6 milliards soumis au diktat.

Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s'enfoncer, dans leur état de pauvreté. En termes d'empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d'Africains ? L'État américain le moins densément peuplé qu'est le Wyoming (510 000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

Les hectares excessifs que s'octroie chaque habitant chanceux du monde occidental et qu'illustre le calcul éloquent de l'empreinte écologique sont usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous attribuons des dettes extérieures.

Un États-unien ou un Européen ne paie pas le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en recyclant leurs émissions de CO2. C'est ainsi qu'il convient de s'interroger sur un certain nombre d'activités autorisées par le progrès, vocable abusif car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres.

Savez-vous, par exemple, que l'on importe quotidiennement, par avions gros porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d'Ouganda et de fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne (120 000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l'écologie, portes de secours du capitalisme masqué.

Inutile de rappeler les dégâts collatéraux d'activités comme celle de l'exploitation du poisson cité ou de l'horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre l'effet de serre et les nécessités du développement économique dans le concept unilatéral où nos sociétés l'entendent. [...]

Les pays les plus gavés ne sont donc visiblement pas disposés à renoncer au riche éventail de leur train de vie. Il faut donc trouver des substituts. Le seul substitut qui, quoi qu'on en dise, arrangerait tout le monde serait une baisse démographique dans les plus brefs délais, révolution psychologique correspondant déjà à la tendance constatée sur la plupart des continents.

Continuer à bouffer la Planète, mais en comité restreint, le voilà le malthusianisme pur et dur. Cette révolution sous forme de correction de l'effectif serait bien plus évidente à opérer que de chercher à imposer un impossible esprit d'équité pour une plus juste répartition. La morale d'équité ne sera toujours qu'un voeu pieu.

Si la procréation est parfois bien perçue de l'intérieur d'une famille, ses effets excessifs constituent à n'en point douter les principales menaces qui accablent l'humanité. Pour les plus démunis, cette démographie obsessive est synonyme d'un surplus de misère, tant matériel que psychologique ; pour les mieux nantis, d'un surcroît de pollution comme du renchérissement de l'espace disponible ; pour la collectivité d'une encombrante promiscuité et d'une compétition accrue, ici pour survivre coûte que coûte, là pour gravir les privilèges de la pyramide sociale.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment chez celles opportunistes qui s'imposent majoritairement, s'accaparant le moindre atout pour dominer l'habitat. Cela existe chez les rats, les cafards, les mouches ou les papillons.

L'homme, dont l'instinct est fondu à la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette tendance naturelle afin d'en tirer une stratégie d'avenir tribal, familial, nombriliste et longévif : celle d'assurer sa descendance, et par là même la sécurité de ses vieux jours.

Avant les progrès du XXe siècle en matière d'hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de Dieu. Niaiserie. Jusqu'à preuve du contraire, les progénitures existent mais les preuves d'un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la louche.

Le capital des 225 personnes les plus fortunées du Monde équivaut au revenu de 2,5 milliards de personnes défavorisées. La fortune des trois individus les plus riches de la Planète est supérieure au PIB des 48 pays les plus pauvres. La richesse des 350 habitants les plus riches de la Terre est égale à la « richesse », ou misère (!) des 2 milliards et demi d'habitants les plus pauvres. La moitié de la population mondiale vit avec moins de deux dollars par jour ; 1,2 milliard de personnes vivent avec moins d'un dollar par jour. Plus de la moitié sont des femmes.

20 % de la population mondiale consomme 80 % de l'énergie mondiale. Aux États-Unis, 43 % des enfants de moins de 2 ans passent en moyenne 1h 22 devant les émissions télévisées. Mcdonald's gave et empoisonne chaque jour 47 millions de victimes volontaires, dont 1,2 million en France.
 
[...]

 
Pour lire la suite de ce superbe article de Sylvain Timsit, publié par agoravox.fr, cliquer ICI

 

Le site étrange qui dérange même les anges !

 

........

 





Auteur : Sylvain Timsit

Source : www.agoravox.fr