Les rejets de mercure augmentent en Asie - L'atelier

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Cette actualité a été publiée le 23/12/2011 à 21h26 par Fred.


LES REJETS DE MERCURE AUGMENTENT EN ASIE

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Les rejets de mercure augmentent en Asie

 

L'utilisation massive du charbon comme source d'énergie dans les pays asiatiques expliquerait la hausse des émissions de mercure (ici la cheminée d'une centrale à charbon, en Chine).Crédits photo : Andy Wong/ASSOCIATED PRESS
 

Une fois dans la haute atmosphère, le métal se transforme et retombe sur l'ensemble du globe.

Au cours des 5000 dernières années, les activités humaines ont rejeté dans l'atmosphère près de 385.000 tonnes de mercure provenant de multiples sources.

Aujourd'hui, l'essentiel des rejets est dû aux centrales au charbon, aux usines d'incinération, à l'industrie cimentière et à l'extraction de l'or.

Le pic de 2600 tonnes par an a eu lieu entre 1860 et 1910, au moment de la ruée vers l'or aux États-Unis. Les chercheurs d'or utilisaient à cette époque le mercure pour amalgamer le précieux métal selon des procédés qui sont encore utilisés en toute illégalité dans les cours d'eau du bassin amazonien.

Les calculs effectués par David Streets, du laboratoire national d'Argonne (États-Unis), montrent que les rejets ont chuté au début du XXe siècle entre 600 et 700 t/an.

Depuis les années 2000, on assiste à une nouvelle augmentation des émissions autour de 2000 t/an, soit quatre fois plus que les émissions naturelles dues au volcanisme ou à l'érosion (Environmental Science and Technology, 15 décembre 2011).

Cette augmentation s'explique avant tout par l'utilisation massive de charbon comme source d'énergie par la Chine et les pays asiatiques. Ces derniers émettent désormais plus de mercure que les pays occidentaux.

La pollution est planétaire : une fois dans l'atmosphère, les particules peuvent faire plusieurs fois le tour de la terre. Elles retombent partout, aussi bien dans l'océan ou sur la banquise arctique qu'au sommet de l'Himalaya.

Un cycle qui reste mal connu

Une fois dans l'eau, le mercure est transformé par les bactéries en méthylmercure, une substance toxique facilement assimilable qui s'accumule dans la chaîne alimentaire et peut dès lors entraver le développement neurologique des enfants.

La contamination touche en priorité les populations se nourrissant de poissons gras ou de mammifères marins. Près de 50 millions de personnes dans le monde seraient aujourd'hui gravement contaminées par le mercure, selon une estimation avancée en 2007 par un groupe d'experts internationaux.

Le cycle du mercure reste toutefois mal connu avant qu'il ne retombe sur terre. Une étude publiée lundi dans la revue Nature Geoscience apporte un nouvel éclairage sur les transformations qu'il subit dans la haute atmosphère.

En examinant les mesures effectuées à bord d'un avion voué à la recherche, Seth Lyman et Daniel Jaffe, de l'université de Washington, ont découvert qu'à haute altitude, le mercure se transforme en oxyde de mercure.

Sous cette forme assimilable par les bactéries, il retombe très rapidement sur terre avec la pluie ou le brassage des vents. « La haute atmosphère agit comme un réacteur chimique et facilite ainsi le dépôt du mercure dans les écosystèmes », explique Seth Lyman.

Un traité international visant à limiter les émissions de mercure est en cours de négociation sous l'égide de l'ONU (document PDF) mais il n'a pas encore abouti.

 

LIRE AUSSI:

Unanimité à l'ONU pour un traité sur le mercure

 

Un article de Yves Miserey, publié par lefigaro.fr

 

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Auteur : Yves Miserey

Source : www.lefigaro.fr